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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 22:08

Voilà ce que m'a inspiré cette photo prise aujourd'hui dans Paris...
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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 21:34

 

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C’est un peu rude quand même la pma (oui, je sais, je mets des « un peu » même quand on pourrait dire « beaucoup » : une façon de relativiser peut-être, mais je m’égare…)

Je disais donc c’est un peu rude, ça isole, on s’isole soi-même, mais on est bien un peu obligés. 

Si j’y reviens, c’est à cause de ce moment de retrouvailles hier en famille pour l’expo d’un oncle. En temps normal, je me serais régalée de retrouver mes cousins, on s’adore, on est très proches, mais là, j’ai pas pris mon pied. Oh, j’ai souri, j’ai plaisanté, j’ai fait bonne figure, j’ai serré dans mes bras ma cousine adorée qui accouche dans 10 jours de son 4e , (et qui sait pour moi et qui m’a demandé gentiment à l’oreille, si je viendrais la voir à l’hôpital et j’ai répondu oui, car je sais que c’est important pour elle*) j’ai aussi admiré béate comme il se doit le petit de mon cousin qui a un an, qui est trop trop mignon. Difficile de ne pas fondre… Bref la cousinade a viré à la réunion jeunes parents et même s’ils savent pour nous, sont adorables et prévenants, ils ne pouvaient pas s’empêcher de parler de sujets qui les préoccupent. Je me suis éloignée, un peu larguée, en marge. J’ai pensé à mon autre cousin qui entre en pma bientôt et qui n’était pas là. Je me serais sentie moins seule sans lui. Je suis rentrée tôt de cette soirée. Pas trop triste, je m’y fais, pas gaie non plus loin de là. Je n’ai pas voulu écrire tout de suite sur mon blog, pour digérer, prendre un peu de recul. Mais j’en ai rêvé cette nuit et l’image, les mots qui me sont venues, mon impression finale c’était que je suis juste un peu seule sur mon île. 

 

* : j'ai quand même envoyé un mail depuis pour lui dire que je serais peut-être pas assez forte pour aller la voir...

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 22:28

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Ma journée n’a pas été très intéressante, idem hier ou avant hier. Je bosse comme une malade, je blogouille le soir, je lis, fais un peu de gym, je discutaille avec mon mari, le quotidien quoi.

Dans ce quotidien, il y a aussi mes pensées, beaucoup de pensées, mon côté psy toujours, peut-être un peu obsédant, mais j’ai sûrement besoin de ces réflexions, de ces questionnements.

 

Deux trois choses que je constate en ce début de fiv 3 :

Les deux premières fois, je ne me posais pas autant de questions, je me laissais porter par la médecine, je suivais comme il faut le protocole, j’avais confiance, j’étais un bon petit soldat prêt pour le combat. Maintenant, je réfléchis plus, je me pose plus de questions, j’ai confiance mais je suis moins confiante (nuance importante), plus mesurée, plus méfiante.

Et j’avance à petits pas comme sur des œufs qui pourraient se briser d’un rien. J’ai un peu la trouille pour tout, pour rien. Par exemple :


La question du spermo

Nous avons dû refaire nos analyses (vih, etc.) et surtout pour lui, les spermo... Nous aurons les résultats la semaine prochaine et je focalise complètement dessus. Il faut dire que mon tendre est sorti un peu déconfit, pas inspiré par les filles des magazines, pas fier de lui, :

« c’était plus liquide que d’habitude »

«ah bon »,

« ben oui »

« et alors, tu crois que ça veut dire quelque chose ? »

« j’chai pas, c’était pas comme d’habitude »

« oh la la, t’aurais pas dû me dire ça, je vais m’inquiéter maintenant »,

« mais non, arrête, on verra »…

C’est vrai, ça ne sert à rien de flipper. J’ai quand même un petit pincement mais je gère et surtout je me dis que lui aussi, finalement il a dû changer, il a sûrement des doutes, des inquiétudes et il y va moins sereinement. Il a pris des baffes comme moi et il a peur de pas assurer. C’est sûrement pour ça qu’il m’a dit ça.

 

La question du transfert

Autre point de changement : je ne suis pas sûre du tout d’aller jusqu’au bout, jusqu’au transfert. Avant, les deux premières fois, la question ne se posait même pas, je n’imaginais pas que l’on pouvait s’arrêter en chemin (même si on nous avait prévenus). Depuis, j’avance prudemment, je sais que tout peut s’arrêter net, qu’on peut se gonfler de bonheur un jour et être écrasée le lendemain. Fini le temps de l’innocence. Mais c’est mieux ainsi je pense.

 

La question des règles

Même pour mes règles qui n’ont jamais posé de problème, j’ai des doutes. En décembre, elles étaient si courtes et légères, je me suis demandée si c’était bien des règles ? Et là, tout est-il rentré dans l’ordre, les aurais-je le 13 comme il se doit à J28 ? La FC n’a-t-elle pas entraîné des dérèglements, des problèmes qu’on n’imagine même pas encore. Rien

de sûr.

 

La question du changement

Alors, oui, je crois que j’ai changé, que nous avons changé tous les deux. Lui en parle peu, mais je m’en rends compte à plein de petites choses :

Il parle beaucoup de son enfance, de ses relations avec ses parents

Il ne dit plus à tout bout de champ « ça va marcher, il faut y croire »

Il écoute ce que je dis, l’air de rien

Il a besoin d’en parler, en a parlé à une vieille connaissance.

Il est sorti moyen du labo

Il tient à cet enfant, mais il semble se préparer aussi l’éventualité d’une vie sans…

Il se protège et il me couve moins

 

Je trouve ça bien et sain qu’il se passe des choses en lui, même si je regrette qu’on ne puisse pas en parler facilement. Il n’est pas porté au dialogue (enfin pas pour ce genre de choses). Il a une façade d’homme solide et équilibré qu’il ne peut ébranler. Je ne le brusque pas, mais l’air de rien j’ouvre les portes qu’il entrebaille. Il était temps que je l’écoute. Je n’ai écouté que moi en novembre et décembre, je n’ai pas du tout été présente pour lui, pour calmer ses douleurs, pour écouter ses souffrances. Il a dû me soutenir, m’aider, et personne n’était là pour lui. Je ne veux pas culpabiliser pour autant, j’en étais alors incapable et une fc est terriblement traumatisant, mais maintenant, il m’importe de veiller sur lui, de l’observer, de suivre ses signes, ses gestes, ses mots et d’essayer de comprendre ce qu’il n’exprime pas, mais surtout lui montrer que je suis là, l’accompagner.

 

Pour conclure

Je vois bien que c’est pas l’euphorie en ce moment, on est saturés de boulot, on avance méfiants dans cette nouvelle fiv, on sait qu’on a de fortes chances de s’étaler encore et qu’il faudra se relever. On essaye de se maintenir à flots, de se construire des petits plaisirs : Ce week-end, on va voir une expo, inviter des amis à une foie gras party, se bouger dans notre club préféré (et tenter de caser courses/ménage…)… Mais c’est pas une super belle période. Pas très triste, pas très heureuse, une période entre-deux que j’essaye de modérer.

 

Pour finir

Je suis allée au labo ce soir pour récupérer mes résultats (les miens étaient prêts). On m’a fait attendre, une jeune a eu ses résultats, elle a posé une question, je n’ai entendu que la réponse « c’est positif », elle a souri, est sortie. Puis elle est revenue une petite minute après, son enveloppe ouverte, elle a posé une autre question, là encore, je n’ai entendu que la réponse : « 4 SA, ça fait deux semaines de grossesse ».

J’ai eu mon enveloppe aussi : je devrais être heureuse, tout est négatif, vih, hépatite… Mais je suis sotie le cœur lourd, lourd. Avec une envie de pleurer. Mais les larmes ne sont pas venues, c’en était presque douloureux, et je me suis forcée à aller cuisiner, à écouter la radio, à oublier, en me disant, « un jour, ça ne te fera plus rien ».

 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 13:25


La question de l’acide folique pour les hommes me turlupinait et comme j’ai pas pu demandé à gyné belle, j’ai fait hier un petit tour sur le net pour savoir, je n’ai pas trouvé de réponse précise à ma question, mais ceci : 

Acide folique : 
On connaissait les bienfaits de l'acide folique consommé avant et pendant la grossesse, notamment pour son rôle dans la bonne formation du système nerveux du fœtus; voilà qu'une étude américaine récente vient rajouter un bon point à cette forme de vitamine D! L'acide folique, absorbé en quantité adaptée avant la conception, réduirait de 
50% les risques de naissance prématurée (entre 28 et 30 semaines de grossesse), et de 70% ceux de très grande prématurité (de 20 à 28 semaines)! L'enquête a été menée auprès de femmes d'âges et de conditions variés. Rappelons que l'acide folique se retrouve en quantité dans des légumes verts tels que les épinards, le cresson, 
les asperges, le brocolis, mais aussi dans la levure de bière ou le foie gras!

Du coup, je ne me suis pas sentie très concernée... Bref, j’envoie quand même ce texte à mon homme, parce qu’il me demandait « c’est quoi ? A quoi ça sert » 
et qu’à part répondre : « c’est pour quand on veut un enfant », j’étais bien incapable d’en dire plus et lui n’était pas satisfait de ma réponse… 

Donc ; il lit ce texte avec attention, la preuve : 

Hier soir, il fait des courses et revient, devinez avec quoi ? Des brocolis ? non. Du cresson ? non. Des épinards ? Mais non, du foie gras bien sûr !!! Un bon gros fois gras cru !!! (alors qu’il me  serine depuis une semaine qu’on doit faire un régime…) J’ai cru vomir. J’aurais dû en rire bien sûr, mais j’avoue, je me suis un peu énervée. Pourtant c’était drôle. Et ça m’a montré que l’air de rien, la pma est bien là pour lui aussi…

Fin de l’histoire

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 13:12

 

Voilà c’est reparti.

On a recommencé aujourd'hui : provamès, acide folique + innohep en prévention.

Pas de ressenti particulier. J’essaye de ne pas trop tourner autour de mon nombil, de ne pas m’en faire, d’ailleurs je ne m’en fais pas pour l’heure, je constate même une joie.

Ça n’a rien de joyeux une fiv, pourtant, ça me porte. Alors, certes, c’est le premier jour, je n’ai pas encore les rendez-vous aux aurores et les piqûes à répétition ni la fatigue qui s’accumule, mais profitons déjà d’aujourd’hui. 

Ce matin, je marchais le cœur léger dans la rue pour aller au travail (ce qui est rare, car au travail c’est pas la joie en ce moment). Je pensais :

j’ai envie de voir notre bébé,

j’ai envie de faire sa connaissance,

de voir ses petites mains,

ses petits pieds,

de les embrasser,

j’ai envie d’échanger des regards,

de suivre ses gestes,

voir en lui des traits de mon mari,

voir mon mari le prendre délicatement dans ses bras,

le voir gauche, ému, intimidé, heureux, fier, béat…

J’ai tellement envie de ça.

J’avais ses images-là dans ma tête. C’était fort, c'était bien. 

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 18:59

 

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Ce n'est pas l'heure des bilans, je n'ai pas envie de ça, mais j’ai compris quelques petites choses au fil des mois de ma pma, surtout depuis que je m’exprime ici, et elles me viennent en vrac : 

D’abord, j’ai réalisé que je vis des choses très universelles et très naturelles, des choses très fortes, et parfois même extrêmes, et qu’il n’y a aucune honte à avoir des sentiments tout aussi forts et déstabilisants : qu’il s’agisse d’un sentiment d’injustice, de colère, ou encore d’indifférence face à une naissance, par exemple. 

Je vis des choses difficiles mais pas insurmontables. On n'est pas toutes armées de la même manière pour les affronter, c’est vrai, mais chacune a ses ressources, une capacité (un instinct ?) de survie et une volonté de materner plus forte que tout. On y laissera peut-être quelques plumes, mais ça fera partie de notre vie. Celles qui sont enceintes et si craintives, incapables de vivre les premiers temps de leur grossesse sereinement sont un parfait exemple des traces qu'une pma peut laisser. Mais il y aura sûrement d'autres traces positives, elles.

Je sais que je m’engage avec une 3e fiv dans la voie de l’espoir, mais plus certainement dans la voie du désespoir (si l’on se fie aux pourcentages qui disent hélas une réalité peu favorable). Il ne me faut pas nier cette possibilité de l’échec qui est très grande pour moi , il me faut au contraire l'apprivoiser à défaut de facilement l’accepter, même si elle ne change en rien la douleur de résultats --- . 

Je sais aussi que ce parcours si difficile est fait de mes faiblesses, de mes peurs irrationnelles, de mon bagage, de mon histoire, mais ça me porte également. Tout n'est pas noir, tout n'est pas blanc. Alors oui, il se joue certainement des choses que je ne maîtrise pas totalement, c'est ainsi. Mon désir d’enfant est beau et sain mais il est aussi régi par d’autres lois. 

Je sais que le couple peut être fragilisé, je l'ai touché du doigt. On ne vit pas les mêmes sentiments au même moment et même si l’on partage tout de cette pma, on peut être parfois en décalage, il faut penser à préserver le couple. Je crois que c'est ce qu'essaye de faire mon mari en mettant une distance que je ne comprenais pas. Je l'en suis aujourd'hui reconnaissante.  

Préserver le couple mais aussi se préserver. C'est sûrement pour ça que je suis si peu consciente que dans deux jours je rattaque un protocole et que j’y crois tellement moins qu’avant. Oh, je vous entends dire « mais si, il faut y croire, ça va marcher », c’est adorable et vous avez raison d’une certaine façon ; mais j’ai aussi raison, il me semble, de mettre un peu de raison dans cette histoire-là et un peu moins de passion. D'autant que rien ne garantit que j'irai au bout, jusqu'au transfert.

Je sais que je dis tout cela peut-être pour tenter de me convaincre, et que demain j'agirai à l'encontre de toutes ces certitudes, je ne m'en veux pas, je veux arrêter de m'en vouloir et de culpabiliser, surtout quand il s'agit de ressentis.  Bref de bref : tout cela n’est pas simple. Que dépreuves fortes à passer... Il ne faut pas désespérer, mais pas trop espérer non plus, juste mettre plus de mesure, tempérer un peu, enfin c'est ce qui me semble bon pour éviter des débordements insurmontables et trouver un équilibre entre ma vie, ma pma et unifier les deux.

Le dire est une chose, arriver à le faire, en est une autre... Hum...

Tout ça pour dire que je n’avais pas de vœux, de résolutions particulières à formuler pour moi-même en ce début d’année. Rien ne me vient. D’abord, je l’ai déjà fait dans un précédent post et puis aujourd’hui, j’ai juste envie de continuer ma vie, rien de plus, rien de moins. That's it ! 

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 09:52

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Je ne finirai pas l’année morose, je n’encombrerai pas vos yeux de tristes choses

Comme il se doit, et pourtant avec beaucoup de sincérité, 

Je viens ici formuler un vœu pour nous toutes - ou tiens, non, plusieurs :

 

Celui bien sûr de donner la vie, celui de bénir chaque jour de notre vie.

 

Puissions-nous continuer de vivre en paix, avec nous-mêmes, avec les autres

Puissions-nous continuer de rêver et d’aimer

Puissions-nous être bons pour nous-mêmes, bons pour les autres,

Puissions-nous continuer de croire avec espoir, accepter aussi nos désespoirs

Puissions-nous nous réjouir de la vie telle qu’elle est, du matin au soir

Puissions-nous aussi la façonner un peu à notre façon, sans façons

Puissions-nous ajouter une pierre ici, semer quelques graines là

Puissions-nous 

 

Continuer ensemble notre chemin ici-bas

 

 

illustration : hiroshige, Edo at nigth

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 15:40

 

alexandre-dubourg.png 

Il faut du temps vous me diriez avec raison et je vous dirais, à tort ou à raison, que je trouve le temps long… en mettant le temps en perspective, en prenant un peu de distance, j’imagine qu’il se pourrait qu’un jour je me dise à propos de cette période pma : « c’était le bon temps finalement » ou encore « c’était juste une question de temps ». Vous imaginez bien qu’elle phrase je préférerais formuler.

Bon, mais je tourniquote autour du pot, et le pot en ce moment, c’est encore et toujours mon état, mes états d’âme qui me semblent durer éternellement…

Je trouve les journées longues au travail, je n’ose pas regarder ma collègue enceinte (je lui ai envoyé un mail pour lui dire que je savais  (qu’elle ne se force pas à me faire une annonce, hein, pas utile…). Et puis nous sommes pris tous les soirs, des dîners, et partons demain pour un nouvel an loin de chez nous (à la rochelle). Seulement moi, j’ai besoin de mes petits moments de tranquillité, pour lire, lire vos blogs, rêvasser, réfléchir, m’apitoyer sur mon sort, et puis j’ai mes cartes de vœux à finir… j’ai besoin de tranquillité c’est tout.

En gros, pour faire court, je me trainasse mollement dans mes journées, c’est bête car chaque journée est unique et compte beaucoup mais c’est ainsi... J’essaye quand même de garder en mémoire tous vos commentaires pleins de bons sens, de penser à vous : à p’tit bout  et ses problèmes de santé, à notre miss enceinte mais stressée (elle se reconnaîtra), aux situations pas simples, à celles qui sont sur la voie de l’adoption, à Chris bien sûr, à Marlysa, Bergamote, Elmolm, et aussi à ma première rencontre en blog pma : à ses nombreuses FC, à sa grossesse aujourd'hui bien engagée. Voilà les filles, pas toutes ici citées mais toutes si présentes et bienfaisantes.

Ah rien que de l'écrire et de penser à vous, je vais mieux

 

illustration : alexandre dubourg

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 17:01

henner-nymphe-qui-pleure.png

 

Enfin, je crois. 
Certes, j'’en ai fini avec les larmes et je me suis un peu réconciliée avec moi-même, ma violence est partie, notamment grâce à vos messages, mais j’ai quand même vécu ma matinée au bureau dans la hantise que ma collègue fasse son annonce officielle de grossesse (moi je l’ai su hier soir par mon patron qui est aussi mon mari, et oui ça arrive… bref). Là, je redoute encore ce moment, une peur panique avec une boule dans la gorge, dans le ventre. J’ai envie de m’enfuir, d’être vendredi soir…

J’ai tout de même fini par me demander pourquoi à ce point-là ?

J’en suis arrivée à la conclusion que certes tout ça me renvoie à mon échec, mais surtout, c’est un sentiment très ancré chez moi de ne pas être normale et de ne jamais arriver à l’être : en disant sa grossesse, c’est comme si cette collègue disait et me pointait du doigt, 
comme si tous les regards, les pensées allaient se tourner vers moi, l’être monstrueux doté d’une tare :

« elle a quarante ans et pas d’enfant ».

Il faut que je travaille cette question car si je ne désire cet enfant que pour « rentrer dans une normalité », ça ne va pas du tout. J’ai déjà évoqué ça dans un précédent article, et le fait que de toute manière un désir d’enfant est le fruit de beaucoup de choses de notre histoire et de ce que nous sommes. N’empêche, je crois qu’on doit lutter 
contre les croyances qui nous ont été inculquées et qui nous polluent, qui nous entrâvent, nous empêchent d’avancer. J’ai ça à surmonter en plus de la tristesse et de toutes les autres peurs. Mais il le faut, car je dois poursuivre ma vie, d’abord sans enfant, peut-être ensuite avec un enfant et peut-être sans. 


Mais c’est aussi un lourd passé que j’ai sur les épaules, alors comme il a été si gentiment dit à mon égard, il faut être indulgente avec soi-même…

 

illustration : Henner, Nymphe qui pleure


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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 19:27

Mes larmes ont cessé de couler, mais il a bien fallu une heure et demie pour arrêter les flots. Déjà, ça n'allait pas fort ces derniers jours, je ne voyais pas le bout du tunnel. Et puis, ce soir j'ai craqué :

une collège de travail a annoncé sa grossesse. Elle accouchera en juin... C'est bête je sais mais je ne l'ai pas supporté, pas supporté sa grossesse, la date de son accouchement : juin... elle est tombée enceinte en même temps que moi, nous aurions dû nous aussi annoncer cet heureux événement... Je ne sais pas trop l'exprimer, c'est plat ce que je dis là, mais ça m'a complètement déchirée cette annonce, j'ai pleuré autant qu'à l'annonce de ma fausse couche. Je n'ai plus réussi à m'arrêter. Mince, voilà les larmes qui reviennent. 

Mon mari a essayé de me calmer avec son discours du moment : il faut aller de l'avant, sortir, penser à autre chose, tout n'est pas fini, mais avec aussi son regard qui dit une certaine lassitude et impuissance. Un regard que je n'aime pas. Et puis au bout d'une heure, je crois qu'il a compris, senti ? ma douleur. J'ai essayé de lui dire mon déchirement, mon impuissance à aller mieux malgré mes efforts, mais je ne suis pas très douée pour ça.

Je ne sais pas ce qui m'arrive ce soir, c'est comme si je revivais cette fausse couche, oui sûrement que cette grossesse vient me narguer, me jeter mon échec en pleine face. J'avais déjà du mal avec l'autre collègue qui a un bébé de six mois et qui est congés pour le garder, voilà qu'une autre s'y met (et j'en ai deux autres qui sont bien dans l'âge pour ça...). 

J'en ai marre ce soir, marre de ma vie, marre de ne pas être plus forte, plus positive, marre de ce que je suis, des efforts qui ne mênent à rien, en plus je suis moche, grosse, vieille, une nullité totale, j'ai rien fait de ma vie, j'arrive au bout d'aucun de mes rêves, je suis une incapable . Même écrire là, ça ne me soulage pas. 

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Serons-Nous Un Jour Parents ?

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Notre chemin

Après un heureux mariage en 2008, et des essais sans effets, nous n'eumes pas de nombreux enfants...

2010 : direction FIV1 en mai, puis FIV2 en sept avec un beau + mais FC à 8SA...

2011 : Rebelote avec FIV3 en janv puis TEC1 en mai. Toujours sans effets... 

2011 : fin des FIV,  projet fivDO abandonné avec opération d'un méningiome (tumeur bénigne au cerveau)

2012 : Pause et récupération

2013 : à 44 ans, retour en PMA : direction FIV DO en République Tchèque fin septembre  

À suivre : le collectif B-AMP

Un collectif et un blog pour les personnes concernées par l'infertilité, pour que l'aide médicale à la procréation évolue, pour s'informer, échanger, se rencontrer et faire évoluer les choses. B-AMP comme Blog et AMP https://collectifbamp.wordpress.com/