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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 10:00

Elle était enceinte.

Elle a accouché

Elle est revenue.

Elle est là.

 

Il a bien fallu lui dire quelque chose.

A vrai dire, je n’ai pas su quoi lui dire

C’est plutôt elle qui a parlé, gênée parce qu’elle sait.

Mpm lui a tout dit pour nous. Je lui en ai voulu sur le coup.

Mais finalement ça arrange bien mes silences.

C’est injuste pour elle, c’est sûr, mais c’est encore plus injuste pour moi.

Elle a son bébé. Pas moi.

 

Ouf, le passage difficile est passé. Avec les filles, elles reparleront bébé. Moi, je m’enfuierai.

 

On était enceintes en même temps.

Maintenant, il est à la crêche, et elle est là.

Peut-être que sa vie n’est pas parfaite, je n’en sais rien.

Mais elle rayonne. Pas moi.

C’est horrible d’être jalouse comme ça.

Mais c’est plus fort que moi. Je suis vraiment triste. J’ai le droit d’être triste.

 

 

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 17:08

Enquête de santé sur les "bébés éprouvettes", à revoir sur pluzz.fr : 

http://www.pluzz.fr/enquete-de-sante.html

 

je n'ai vu que la fin...

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 17:04

 

" Nous n'arrivons pas à changer les choses suivant notre désir,

mais peu à peu notre désir change "

 Marcel Proust, extrait " d'Albertine disparue "

 

(envoyé comme certains matins par mon petit mari)

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 09:38

LUNDI

Les semaines au bureau commencent (un peu plus) sereinement, même si nous avons toujours beaucoup de problèmes et de travail. 

 

MARDI

 Mardi matin : je sors furax de mon rendez-vous pour le dos : il a fait le minimum, m'a prescrit des infiltrations puis opération si ça ne marche pas... (je pense intérieurement : c'est ça : court toujours : tous les spécialistes qui ont vu mes scanners ont dit que ça ne nécessitait pas d'opération et ce sera bien la dernière option...) Tant pis : un rendez-vous pour rien. Et je m'en fiche après tout, ça fait des années que j'ai ça, je peux atttendre encore et trouver le bon médecin, maintenant que je sais ce que j'ai...  Et puis surtout : rien ne peut m'atteindre car...

Nous fêtons nos 3 ans de mariage. De petits événements que nous nous créons ponctuent notre journée de travail et surtout, j'ai un sourire aux lèvres, je me sens heureuse... Et je le sens heureux aussi... Il m'offre un très beau cadeau, rendez-vous dans un magnifique bijoutier (lié à l'endroit où nous avons acheté nos alliances) avec la même vendeuse qui elle aussi s'est mariée par la suite et a eu depuis une petite fille... Mais bon, elle est tellement adorable et liée à notre histoire... 

 

Et surtout, je réalise que la vie est ce qu'on en fait, au jour le jour, étape par étape, et qu'il est essentiel de bien vivre le quotidien. (bon c'est sûr que par moments c'est plus difficile). Cette journée m'a remise en phase avec ma vie. 

J'aurais bien mis une photo de mariage mais ma tenue est trop reconnaissable... 

 

MERCREDI 

J'avoue un stress quant à mon rendez-vous de demain, que je sais/sens décisif...

 

JEUDI  

Nous y sommes : le fameux rendez-vous du 15 septembre avec gyné belle. Gyné belle qui m'énerve de plus belle...

Là encore déception : elle est pas vraiment cohérente. Elle a toujours dit que je réagissais bien aux traitements et là, elle m'encourage à passer à la fiv do, directement (alors que j'étais inscrite pour octobre). On lui dit qu'on pense peut-être attendre un peu (genre fin de l'année) pour tenter la 4e fiv (oui c'est nouveau, c'était une idée de mpm proposée dans la voiture sur le trajet); mais elle laisse entendre, enfin elle l'a dit comme ça : "on ne vous reprendra peut-être pas"... Du coup, je suis dégoûtée. Et je me dis finalement, cette 4e fiv qu'elle appelle "psychologique", ça n'arrange pas ses "stats" et j'en ai marre de ça. En plus, même si elle est maladroite, elle y a du vrai : j'aurais plus de chance ailleurs, autrement. Donc c'est fini pour nous les fiv classiques. Je vais récupérer mon dossier : elle doit me faire des copies. 

Finalement je suis plus soulagée d'en finir avec cet entre-deux. Je vais pouvoir profiter de ma vie, me remettre en forme, car j'ai encore du boulot, me consacrer à mon mari, à nous et me projeter sur l'avenir un peu lointain.

Le soir, je reçois en MP un message de Chris qui commente mon précédent article, très en détail, je le lis et le relis : il y a des choses qui font écho et qui viennent accompagner ce que je ressens en ce début de semaine.

 

VENDREDI 

Je sors l'album photo de mariage que nous n'avons jamais réalisé : nous avons tout de même 800 photos à trier... 

 

SAMEDI

Matin : on attaque l'album de mariage ! (entre deux regards au match de rubgy bien sûr) sélection faite ouf

Après-midi : rendez-vous avec Fabienne au jardin des Plantes : très très bon moment avec une amie formidable ! Elle a fait plein de photos et je suis sûre qu'elle va vous en mettre quelques-unes ! : des photos de la serre du jardin des plantes, des fleurs du jardin... Nous avons un peu parler de nos sujets communs mais nous avons surtout profité du moment présent et ça m'a fait un bien fou. Merci de ces visites !!

Dans le bus au retour : un couple avec une pure merveille de bébé : papa embrasse des dizaines de fois sa petite (ça doit piquer, il a de la barbe) et maman prend sa fille à son tour et fait de même : et moi, c'est exactement ça que je ressens : faire des dizaines de baisers à mon petit trésor... C'est complètement viscéral, charnel chez moi... Je les envie... 

Samedi soir : aux infos. Un reportage sur les personnes qui ne veulent pas d'enfant. Et qui souffrent de subir cette surenchère de bébé à tout prix, la France ayant la plus forte natalité, la société met la pression.... Elles et nous, pour des raisons différentes subissont la même pression... N'empêche qu'avec MPM on réagit à la même petite phrase qu'elle sort en réponse à une question sur ces femmes (nous) qui ne pouvons pas avoir d'enfants : elle avoue que oui, c'est dur, pour nous, mais elle n'a pas à se poser cette question : en fait elle croit qu'elle est fertile mais qui dit que... si elle n'a jamais essayé...Elle a même sorti une bande dessinée mais j'ai pas retenu le titre, c'était du style : "et alors c'est pour bientôt". Et puis on y parle aussi d'endroits (pas en France) où les bébés sont interdits ! Par moments, ça me ferait du bien des endroits sans bébé, sans poussette ! Mon quartier est une vraie mine et j'avance en terrain miné tous les jours... 

 

DIMANCHE

Comme tous les w.e matinaux depuis le début de la coupe du monde, c'est rugby à la maison ! Et moi, je me fends d'un article car cette semaine était riche... 

Bon, ça n'a l'air de rien, et je suis toujours hyper tendue mais je me retrouve un peu et 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 15:53

 

Je suis arrivée ici un matin de novembre, désespérée,

Je crois que j’ai tapé les mots clés « fausse couche »

Je voulais me sentir moins seule et surtout comprendre comment survivre à ça.

(Je sais aujourd’hui qu’il y a toujours pire et toujours mieux)

Je voulais comprendre comment d’autres s’en étaient sorties, comment on s’en sortait.

Je suis tombée sur madame frimousse et ses six fausses couches.

Je me suis dit « merde comment c’est possible de survivre à six fausse couches »

(enfin, je crois que c’était six, c’est le chiffre que j’ai retenu).

Et de madame frimousse en madame frimousse, j’ai découvert la blogo. Cette blogo-là.

 

A cette époque, il y a eu beaucoup de grossesses annoncées, du coup, ça avait un côté magique… Les grossesses se sont fait plus rares et les petits bouts ont poussé : la petite puce de madame frimousse a maintenant cinq mois, les poites grandissent, Elm qui vient d’accoucher, Cats c’est pour bientôt, et d’autres bien sûr…

 

Ces naissances me rappellent que je (nous) sommes toujours sur le bord du chemin,

espérant si fort. Mais n’est-ce pas « trop » fort…

Je m’explique : avec la blogo, la question est devenue pour moi obsédante.

Certaines sont si perséverantes, si tenaces.

Je me suis demandée jusqu’à quel point moi-même je pouvais/voulais tenir ?

Et la blogo c’est devenu comme une drogue aussi.

Avec tellement de gentillesse, de compassion, et beaucoup de solidarité.

A tel point que c’était devenu ma deuxième maison, une grande famille. 


Mais au fil des mois, je n’ai plus vraiment su ce que je voulais, où j’en étais.

J’étais partie confiante avec mes fiv, j’y croyais dur comme fer.

Je pensais qu’il y aurait une belle fin. Que c’était la suite logique de notre histoire.

Je ne voulais pas voir d'autre issue fabuleuse.

Maintenant, je l’entrevois. Maintenant je sais que c’est possible. 

Et si ça m’effraie tant, c’est aussi parce que j’ai peur de ce que peut être ma vie sans enfant,

certes, mais aussi sans but précis.

Et dans l’immédiat, j’ai du mal à trouver du sens à ma vie.

Alors il y a toujours ce désir fou en moi,

Mais j’ai aussi plein de plein de trouilles :

Celle d’y arriver mais de ne pas être une bonne mère, une mère trop vieille,

celle de ne pas y arriver,

celle d’y arriver mais d’avoir un enfant handicapé (oui c’est nouveau ça),

celle de ne pas trouver d’autres sens à ma vie,

celle de rester une femme désespérée…

  

Bref, un débat bien plus vaste que moi-même…

 

J’étais déprimée avant de me lancer dans ces fiv. Je n’ai jamais identifié pourquoi. Il l’aurait fallu. Car je le suis de nouveau, avec cette fois plus de bonnes raisons bien sûr, mais pourtant quelque chose me dit qu’il s’agit du même problème de fond…

Comme un retour à la case départ….

 

 

 

Pour les news médicales

• Médecin pour le dos la semaine prochaine (enfin !)

• RV Gynéco : le 15

• Psy(chiatre) toutes les deux semaines

• PMA : toujours en stand by (rv annulés) : mais j’ai mes ordonnances de seconde gynéco

• RV pris (puis annulés) avec deux cliniques pour le don : j’ai donc les doc

mon avenir pma tel que je le vois aujourd'hui :

examens en décembre, fiv do en avril (avant impossible avec le travail)

 

PS : cet article ressemble à mon premier article, écrit pour moi-même... mais je sais maintenant qu'il y a des personnes qui m'attendent aussi... D'où les news médicales.

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 11:07

Bonjour, les filles,

 

Voici enfin quelques nouvelles.

 

J’avoue, je me force un peu à vous écrire, car je redoute vos réponses, votre gentillesse qui pourraient me faire pleurer, et regretter de devoir mettre de la distance entre nous.

Même si je sais que c’est nécessaire.…

 

Je vais donc m’absenter un peu de la blogo. Ce qui me déchire et vient clore, de nombreux mois passionnants en votre compagnie...

 

Il le faut, car j’ai fait une sorte d’overdose pma, ce bébé, c’était comme mon salut, mauvais plan… Mais j’ai fait surtout une sale dépression. Je suis en plein dedans encore, et pour un moment sûrement, et ça va me permettre de prendre du recul et de veiller sur même, de redonner à ma vie d’autres priorités, sortir de la pma.

 

Alors, c’est pas drôle, c’est sûr, je connais déjà cet état et je me dis « merde, de merde ! ». Et puis une dépression c’est un truc un peu effrayant. Mais c’est surtout une maladie qui se soigne avec des médicaments et un psy qui accompagne.. Et quand ça va mieux, on peut aller creuser un peu plus et voir pourquoi, comment on en est arrivé là… Ce que je n’ai jamais fait et aurais dû. Mais cette fois c’est décidé, j’arrête de vivre comme ça.

 

En plus, j’ai passé des vacances difficiles, les deux hernies, le mauvais temps, les aller-retour de mpm sur Paris, l’enterrement de sa tante, ma meilleure amie malade, bref, on aura connu mieux… Mais ça, ce n’est que la surface, le réparable. Un mauvais été qu’on oublie bien vite.

 

L’essentiel, le côté positif dans tout ça, c’est que je réalise que j’ai des priorités :

 

• J’ai besoin de me sentir mieux dans ma tête et de progresser, je me doute que ce sera long et sûrement parfois douloureux, mais c’est là aussi un mal nécessaire. Le psy va m’y aider et je m’aiderai moi-même bien sûr !

 

• J’ai des choix de vie importants à faire : en matière de pma notamment, nous devons les mesurer posément. Je vais annuler les rendez-vous pris pour l’hystéroscopie, les échos et autres analyses qui me minent la tête, on verra plus tard. Quand je serai prête.

 

• J’ai besoin de reconstruire des vieux rêves (cette envie d’écrire ?), de grandir et de cesser d’avoir peur pour tout.

 

• Je ne refuse pas l’idée de revenir plus tard et plus sereinement à la pma, dans quelques temps : six mois, moins, plus, je n’en sais rien. Je ne ferme aucune porte, et n’en n’ouvre aucune pour le moment. Cet enfant, bien sûr, que je le rêve toujours, mais pas à ce prix-là. Pas comme ça, dans cet état.

 

• J’espère aussi comprendre pourquoi cet enfant était tout pour moi. Je veux m’assurer que cette attente n’était pas là pour combler autre chose.

 

• Je vais aussi faire un bilan de compétences pour faire le point sur mon travail puisque là aussi, il y a des choses qui vont évoluer.

 

• Et puis je dois aussi soigner mes hernies. Car rentrer le soir avec le dos en compote et ne plus rien vouloir faire à part s’allonger, ce n’est pas non plus très réjouissant…

 

Il faut que je trouve mon juste équilibre, que je fasse des choses bonnes pour moi et redevenir apte au bonheur sans redouter le malheur.

 

Dans cette quête d’un mieux être pour moi-même et mon mari, et peut-être un jour pour notre enfant, qui sait, il me faut me couper un peu de vous. Je l’ai fait pendant ces vacances, et je poursuis encore maintenant.

 

C’est difficile de ne plus avoir de nouvelles. Mais je ne peux pas passer tout mon temps sur des blogs pma. Pas dans l’immédiat et pas comme ça.

 

Le moment venu, je vais me réinventer un moyen de vous retrouver, plus espacé, plus ponctuel, plus ciblé, par mail peut-être. Je ne sais pas, je ne mets pas non plus de barrière là aussi. Et je ne veux pas vous perdre. (d’ailleurs il était question d’une marche de pmette contre le cancer et je suis partante pour ce genre de choses ! : je ne sais plus qui ni quand… )

 

Que de bonheurs en tout cas, j’ai eu à faire votre connaissance, que de gentillesse, de soutien, de compréhension.

 

Catseyes, je n’ai pas répondu à ton long mail qui m’a bien interpellé pourtant, mais arrivé au mauvais moment. Fabienne, Elm, Cami, Chris, Frim’, Irou, je vous aime tant.

 

Quand je parcours la liste de vos noms sur mon blog, j’ai un pincement au cœur.

 

Merci à toutes pour votre soutien, Espoir, soigne-toi bien, prenez soin de vous, j’espère lire quelques grossesses de temps à autres !

 

Et vous souhaite avant tout de trouver là où se situe votre bonheur. Et s’il se situe là où vous ne pourrez pas l’atteindre, tâchez de vous forger d’autres rêves pour ne pas devenir tristes.

 

J’espère que vous comprendrez la paix que j’essaye de retrouver,

j’espère que vous comprendrez mes silences,

oui, je suis sûre que vous comprendrez.

 

A bientôt

 

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Fabi : le jardin du palais royal et ses nouvelles fleurs

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 11:02

mitigé le bilan... 

Je n'ose écrire cet article qui risque d'être déprimant au possible, à l'image de ce que je suis actuellement. 

les vacances avaient plutôt bien commencé, avec quelques journées parisiennes, des copinautes, un rv gynéco plutôt bien. 

Mais au fil des jours, je me sens de plus en plus mal, 

il faut dire que mardi, j'ai passé ma matinée à la clinique pour apprendre après le scan que j'avais une 2e hernie discale, au niveau des cervicales cette fois. ça m'a fichu un coup quand même. On a bouclé les valises ensuite, tant bien que mal pour partir vers 12H...

Arrivée à la campagne, mardi après-midi, il fait un temps superbe. Mais qui ne durera pas. 

Mercredi, on trainouille, sieste encore au soleil. Mais le moral n'est pas au beau fixe lui.  

Jeudi, temps gris, mpm est reparti à Paris pour la journée et moi je me demande ce que je fais ici. J'ai l'impression d'être enfermée, mais je suis enfermée en moi-même, j'ai des douleurs qui me minent et j'en ai déjà marre des vacances.

vendredi, temps gris encore, mpm est de retour avec des nouvelles encourageantes, je suis contente pour lui, mais je suis toujours mal au fond de moi. Marche l'après-midi avec un rayon de soleil. Et douleurs encore...

samedi, il fait gris et là je n'ai plus envie de rien. Grosse déprime... 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 08:46

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Ayé !!! C'est fait !! J'y suis !! Depuis vendredi soir je suis en vacances pour trois semaines.



PREMIER JOUR PARISIEN

Si je fais abstraction des derniers examens médicaux qui polluent un peu et reculent ce départ, je commence à me réjouir… D'autant que le premier jour, passé avec Fabi a été très réussi : déjeuner, visite au Louvre, pause starbuck (une 1re pour moi...) Excellente journée. Et puis j'ai enfin pu découvrir le goût du coquelicot... Ce qui m'intriguait...

 

 

OCCUPATIONS DE VACANCES

Je réfléchis maintenant à ce que j’ai envie de faire pendant ces trois semaines, car, comme nous ne partons pas vraiment « en vacances » mais nous déplaçons seulement dans notre campagne, il faut que je m'occupe : marcher avec mes bâtons, nager à la piscine moche de la ville d’à côté, kayak en rivière, si le corps suit... Sinon, me remettre à mes mosaïques, laissées en plan il y a un moment, broderie pour la détente (j’oublie tout), un peu de dessin, délaissé lui aussi depuis pratiquement le début de la pma…

lire le tas de romans, j’ai fait une razzia à la bibli, et puis j’ai prévu de lire la prose de Plume, mais à la campagne, n’ayant pas internet en wifi, ça sera un peu compliqué.


 

 

PETITE SEMAINE DANS LES LANDES

Je prévois plutôt ça pour la 2e partie de mes vacances :

Une semaine chez mes amis (en célibataire) dans le sud-ouest : ça me brise le cœur de me séparer de mon homme, mais je crois que ça me nous fera un bien fou. Avec plus de bonheur à se retrouver, et le plaisir de retrouver mes amis... Et puis, là-bas, je pourrais me connecter sans problème. 

Et manger des trucs de folie : tout est fait maison chez eux : les jambons, le confit, les légumes du jardin, tout est à tomber par terre, jambon pipérade, confit de canard, légumes farcis, planchas... 

 


 

RÉFLEXIONS PMA

Mais avant ça, nous aurons, je l’espère, décortiqué notre avenir avec mpm : parlé boulot, ça c'est sûr, mais aussi bb et fiv do. Et j’espère que nous y verrons plus clair, que nous arriverons à construire quelque chose…

Hier, d'ailleurs, il m'a sorti une phrase maladroite mais qui signifiait tout de même que ce projet enfant n'est qu'en arrière plan mais il est bien là. 

Nous étions dans la salle de bain côte à côte et lui regardait sa tête : "t'as vu la tête énorme que j'ai !" "regarde à côté de la tienn", "viens, mets-là à côté, regarde !" "Quelle tête il va avoir notre bébé, la tienne ou la mienne? " Ben, la tienne mon chéri. Ou celle d'une inconnue. En tout cas, pas la mienne... 

Il s'est excusé platement. Me disant : "ça t'embête?". Notez la remarque un peu bête et molle.

"Nan, ça me réjouit !!" Bien sûr que ça m'embête mon amour mais pas autant que de ne pas avoir d'enfant. Je ne lui en veux pas. Il n'a pas toutes ces réflexions. mais il faudrait bien qu'il les ait quand même un minimum, je ne suis pas sûre qu'il réalise les enjeux, je crois qu'il prend ça à la légère, et aussi parce qu'il n'a pas l'esprit libre pour y réfléchir autrement.

 

Ce soir, rendez-vous avec ce gynéco spécialisé. Ce n'est pas sûre qu'il puisse venir. j'attends beaucoup de ce rendez-vous et prévois sûrement un article ou un édit. 

 

 

Et vous mes belles ? Qu’allez-vous devenir pendant ces trois semaines ?

Je ne serai pas là souvent pour vous lire, je pense bien quand même me ménager des petites pauses blog, mais j’ai aussi envie aussi de me couper, pas de vous, ça c’est impossible, mais de ce rythme surtout ! 

Sinon, comme tous les lundis, j'ai reçu la lettre matin magique, elle nous concerne en quelque sorte... Extrait :

 

 

«La clé de tout est la patience. On obtient une poule en couvant des oeufs, pas en les écrasant.»
— Arnold H. Glasgow

Vous y avez pensé, vous l’avez imaginé dans les moindres détails, vous l’avez choisi… Vous êtes déterminé à faire tout ce qui est en votre pouvoir pour l’avoir. La vision que vous en avez est si claire que vous pouvez presque le sentir, l’entendre et le palper. Vous êtes prêt, vous le voulez plus que tout au monde… Mais pourquoi diable ne s’est-il pas encore présenté ? 

Le «il» auquel je fais référence peut désigner n’importe quoi. Peut-être est-ce pour vous un emploi, un projet passionnant, un ami, un partenaire de vie… Dans tous les cas, le fait demeure que la planète Terre n’en est pas une sur laquelle on obtient instantanément ce que l’on désire; il y a un décalage entre le moment où l’on a une idée et celui où elle se concrétise. Ce délai est parfois très court, parfois très long… mais toujours présent. Même les graines que l’on sème dans notre potager ne germeront pas – du moins, pas visiblement – avant un moment. 

Les périodes d’attente sont donc, en quelque sorte, inexistantes. Il s’agit en réalité de périodes de croissance, de guérison, de développement, de consolidation. Pendant ce qui nous apparaît être un délai indésirable, on se transforme en ce que l’on doit être pour vivre ce que l’on aspire à vivre… Notre cœur, notre corps, notre être entier entrent graduellement en résonance avec ce qui est en devenir. Oh, on aimerait pouvoir pousser la nature, bien sûr… mais on ne ferait que retarder le processus en s’impatientant. Le stress étouffe la vie et ralentit le mouvement. 
créer un climat sain et équilibré permet à la vie de circuler. Et rire. Et aimer. Et vibrer. Et en profiter pour faire le plein d’énergie, aussi… 

Sur ces belles paroles, et bien que je sache pertinemment que certaines diront - à raison - "merde ça suffit l'attente!", je vous embrasse de tout coeur, Emily, je pense à toi, et vous espère de bonnes vacances si vous partez...


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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 15:43

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Hier, la pma est revenue dans ma vie. Un peu.


Un peu d’elle-même, je ne sais pas trop comment.  Et pas complètement non plus.

Mais quand même…


Je me suis endormie en pensant pma, sans angoisse, ça m’a même fait du bien, ça faisait longtemps, mais je ne me souviens pas de ce que j’ai pensé.

Je vois de nouveau les ventres ronds, je pense aux petits pieds et petites mains que je voudrais serrer dans mes bras.

Je fais d’ailleurs un truc débile, mais quand je vois les photos des poites, je souris bêtement et je caresse mon écran, au niveau de leur visage en murmurant « petites puces »…

Et je sens dans mon ventre ce vide, cet appel.

 

Alors malgré tout ce qui nous arrive, malgré cette attente qui pour l’instant ne mêne nulle part, et cette vie qui pour le moment met la pma entre parenthèses, j’ai toujours ce désir. Intact.

Je n’avais pas visité maia depuis un moment, ça me déprimait. Et j’y suis retournée aujourd’hui.

Ca me déprime toujours. Ça me semble tellement long et compliqué et incertain et mercantile….

Franchement, j’ai dû mal avec tout ça. Je trouve que c’est tout simplement insoutenable de faire de l’argent sur notre malheur. Et en même temps, se dire qu’ils peuvent notre bonheur…

J’espère avoir des réponses lundi avec cette nouvelle gynéco chaudement recommandée, encore faut-il que je formule les bonnes questions… J’espère trouver un chemin. pour le moment c’est encore le néant…

 

Sinon, nous avons aussi discuté avec notre pharmacienne, pas vue depuis longtemps.. Elle m’a parlé évasivement de la Belgique. Et je me suis étonnée de ne pas voir d’infos nulle part sur la Belgique sur les forums, peut-être parce que ça fonctionne comme en France ? C’est-à-dire mal ?

 

Mais tout ça, ce ne sont que des petites choses, de petits signes. 

 Les grands problèmes et les grandes questions demeurent :

 

- comment intégrer une pma dans une vie professionnelle bouleversée qui accapare à 100% mon petit mari ? Et va impacter notre avenir…

- comment ne pas laisser notre rêve s’évanouir ?

- Comment le faire vivre et évoluer dans un contexte si chahuté ?

- Que choisir ? (il m’est revenue l’idée, elle m’a effleurée, de faire une 4e fiv…)

- Sinon, où aller ? quand ? comment ? J’ai lu Irou tes questions, ton attente, les semaines qui passent sans que rien ne se passe…

 

J’espère que nous pourrons avancer sur ces questions, après lundi et pendant les vacances..

Là, je ne vois pas les choses en noir, je suis assez sereine, mais disons que :

j’ai des doutes, de la tristesse, de l’espoir, des questions, des désirs, des attentes…

un beau mic-mac de sentiments contradictoires… 

 


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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 08:19

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Hier soir, j’ai séché une réunion pma… Pas bien… Mais j’étais crevée, et j’avais mon hernie discale à digérer… Elle est pas bien passée à vrai dire… Comme tout ce qui m’arrive en ce moment… J’ai rouvert un hors série que j’avais acheté il y a longtemps sur le mal de dos. Très instructif. D’autant que j’ai pu lire tous les chapitres me concernant.

 

D’abord j’ai appris, mais l’ai-je vraiment appris, que je souffre d’une lombalgie chronique (c’est à dire qui dure depuis plus de trois mois : en l’occurrence 9 ans pour moi…). Alors ce sera plus difficile à soigner. Mais ce n’est pas impossible.

 

Cette douleur est apparue après un violent accident de ski en 2002 : avec une entorse au genou avec rupture du ligament interne et phlébite dans la foulée (d’où mon petit plus en pma : les anticoagulants). Pour cette douleur au départ, j’ai fait des radios, à la clinique du sport. Sans qu’on me propose d’explorer plus loin. Et rien n'y était visible. J’ai donc fini par ravaler ma douleur et croire que c’était psychologique. D’ailleurs, ça pouvait l’être puisque par moment, je n’avais plus mal. Quand j'ai vu ma sophro en 2007, c'était parce que j'en avais marre de cette douleur qui revenait et que je me disais qu'il fallait que je me détende (puisque c'était psy...)

Et il y avait du vrai là-dedans. Cette douleur bien réelle qui me fait un point dans la fesse, le bas du dos et me lance dans la jambe, elle ne s’arrange pas avec le stress. Et/ou parfois peut générer le stress… Avant de faire une dépression en 2009, j’ai passé de longs mois avec cette douleurs qui me prenait la tête. Et fini par ne plus vouloir bouger.

 Voilà pour le passé.

 

Pour les mois récents, il est certain que la fausse couche, les échecs, la fatigue, le boulot inquiétant et la mauvaise ambiance au travail n’arrangent pas les choses. Et tout est imbriqué. Pourtant, quand j’étais en traitement pma, pendant les fiv, je n’avais pas mal au dos... Alors je pense que cette douleur n’est pas psy du tout, d’ailleurs, elle s’explique, scanner à l’appui, mais qu’elle se réveille en période de fragilité.

 

Dans le hors série, j’ai relevé quelques éléments :

Certaines douleurs de dos surviennent dans un contexte anxieux et dépressif marqué

Le stress entraine des tensions musculaires (ah, oui, je n’ai pas parlé de ma nuque raide ni de mon bras…)

La douleur du dos, chronique (quand elle dure plus de trois mois) ne veut pas dire qu’elle n’est pas guérissable. Souvent, il faut considérer les facteurs qui participent à entretenir la douleur : facteurs psychologique, notamment anxiété qui doit être traitée.

Il peut s’agir de problèmes professionnels (mauvaises relations au travail, travail pénible, etc. ) et s’ajoute à tout cela la crainte de se faire mal.

Induit par la lombalgie initiale, un pessimisme exagéré (dit catastrophisme) associé à la peur de la douleur est souvent à l’origine de la lombalgie chronique.

 

Traitements possibles :

Une activité physique raisonnable, adaptée, régulière (marche, natation sauf sur le dos) et renforcement musculaire (abdos)

Des bons réflexes ergonomiques dans la vie de tous les jours

Des antalgiques, anti-inflammatoires

Eventuellement des anti-dépresseurs

Des infiltrations

De la kiné

(ostéo = méfiance, acu = pas prouvé)

thérapie

relaxation/sophrologie : utile dans la mesure où les facteurs psychosociaux jouent un rôle bien identifiés dans l’apparition des lombalgies chroniques

 

 

Les vacances vont me faire du bien, je vais couper du travail. Il me faut quand même quelque chose pour vraiment me détendre car je recommence avec mes tensions à tendance dépressive. C’est pas la fin du monde, il faut juste que ça dure pas.

J’essaye de me raisonner, de me dire que j’ai beaucoup avancé, mais voyez-vous l’effet « catastrophisme » est le plus fort, trop ancré en moi, et je finis toujours par me dire spontanément , « je ne m’en sortirai jamais ». Heureusement, une voix petite m’insuffle de meilleures choses : « non ce n’est pas irrémédiable, ok, ça risque d’être long, mais si tu cumules tous les facteurs nécessaires à ta guérison tu auras des chances de t’en sortir ». Il faut aussi je pense accepter cette fragilité, non pas par défaitisme, mais comme un élément qui m’appartient et que je peux gérer, la voir comme une partie de moi, pas une ennemie à combattre.  Cette petite voix a bien du mal à se faire entendre.. Et puis, je n’y pense pas, mais une femme enceinte ayant des douleurs de dos, je vous laisse imaginer ce que ça pourra(it) donner chez moi…

 

Et puis, il me reste un scanner.Ma mauvaise voix me dit « Qu’est-ce qui va encore me tomber dessus) Et la bonne me dit « allons, ça va aller et de toute manière, à chaque problème une solution ! » 

Raconté comme ça, j’ai l’air pas si mal il me semble, pourtant j’ai mon nœud dans l’estomac, ma boule dans la gorge, j’ai mal dormi et je n’ai pas encore une journée de travail dans les pattes…

 

Pour la petite note d'humour pmesque : le scanner est interdit aux femmes enceintes. on me demande deux fois "si j'ai des risques, si je peux être enceinte"... 

bah non, ça risque pas... 

 

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