Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 16:04

 

Petit post vite fait en passant, pour me soulager de mon énervement et stress de tout à l'heure. Allez, je la fais courte. 

J'avais rendez-vous ce midi avec la cardio recommandée par gyné D pour mon bilan cardiaque. Il en est ressorti que : 

 

1 - mon coeur va bien 

2 - en revanche, mon aorte au niveau abdominal se manifeste pas mal et que par conséquent ça mériterait un doppler

3- dopppler que cette cardio, qui n'est pas celle que j'aurais dû voir, mais sa remplacante, ne fait pas. Génial.

4- je dois donc y retourner pour le doppler avec la vrai cardio, qui était, je vous le donne en mille : en congé maternité !!!!

5- car cette aorte est à regarder de près (signe d'anévrisme possible) d'autant que ma tante a eu infarctus et rupture d'anévrisme.

 

Voilà qui est charmant, n'est-ce pas ! 

 

Mais bon, inutile de se stresser.

(apparemment, les anévrismes de taille importante, on les opère, on n'en est pas là. Je garde ma foi et mon optimisme pour le moment. Ma foi, on verra bien, et non je n'irai pas voir "anévrisme" sur le net)

 

c'était l'humeur du jour 

 

ah et en prime, au même moment la sncf nous a informé la suppression de notre train pour notre déplacement professionnel) branle-bas de combat pour tout changer... 

 

Vivement que je me couche 

 

Repost 0
Published by mon-petit-tresor.over-blog.com
commenter cet article
23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 07:44

Image-1-copie-1.png

 

Voilà plusieurs jours que je ressens le besoin d'écrire, de vider mon sac, de me répandre sur certains agacements, mais je ne trouve jamais le bon moment ou ne suis jamais très sûre de ce que je veux écrire ni très sûre de je ressens. Depuis mon rendez-vous de mercredi dernier, il y a une semaine, je suis passée par différents états. Mais rien de désespéré comme j'ai pu le vivre par le passé, et ça, c'est plutôt une bonne nouvelle. Je ne m'apesantis pas non plus sur les événements, je ne cherche pas trop à analyser, j'essaye tout simplement d'aller de l'avant, le plus sereinement possible et toujours avec recul. En prenant ce qui vient. 

Quelques événements tout de même, pas énormes mais qui ont marqué ces derniers jours... 

 

Les échanges blogo

Tout d'abord, la semaine dernière, il m'a fallu digérer les proposs de gyné D. (ah, le chat vient de s'installer sur mes genoux, sa patte sur l'ordi, je colle ma tête sur sa tête, respire son odeur, en fermant les yeux quelques secondes)... Pour digérer donc, j'ai eu la chance d'avoir des échanges très réconfortants avec Lolo. Ainsi, j'ai compris l'attitude de la gyné. Je n'ai pas plus que ça envie d'y revenir. La pilule Le message est passé, et ma priorité ce sont les échéances à venir. Pour m'accompagner, la photo de petit Paul de Chris (Des Racines et des ailes) qui a trois mois et un grand sourire magnifique sur cette photo. Chris ton message est arrivée pile pour me rappeler que, certes, j'ai plein de risques, mais un petit trésor, c'est aussi possible. Enfin, peut-être.

 

Les échéances à venir

Parmi les rendez-vous, j'avance mais il me semble aller trop lentement. Mammo et écho mammaires faites hier, tout va bien, même si j'ai une persistance de kystes qui signifieraient un déréglement hormonal... Donc RAS normalement. Bilan hémato retrouvé et envoyé à gyné D (dont j'attends l'avis), bilan cardio vendredi prochain... Bref, je vous la faite courte, ça avance.

 

Les petits agacements

Ils ont été peu nombreux mais me remettent bien en phase avec mes manques, mes peines... La carte de voeux de mon cousin : une petite femme enceinte de keith haring (je ne peux pas reproduire ici) et un message clair et simple En 2013, nous avons décidé d'être 3. Franchement j'ai eu les boules. J'ai compris leur joie à travers ces quelques mots, mais bon, ils ont fait une fiv, ils ont rien décidé et moi, perso, j'aurais attendu vraiment d'être trois... bon un rien énervée... Le second truc, c'est un dîner vendredi dernier, à table avec des inconnues, plus âgées mais très vite parlant enfants... Moi, intervenant peu, par bribes, petit sourires et rares questions, histoire de donner le change. Mais la question inévitable : "et vous, vous avez des enfants", mon "non" et mon regard vide, le propos à propos de ma voisine qui aurait compris "ah, au moins vous z'avez pas des soucis" (accent allemand). Il y a eu les deux ans du petit de ma cousine. Je me rappelle l'annonce de cette grossesse au moment de ma fausse couche, ma cousine avec ses déjà trois enfants, son hyperfertilité, ce 4e non attendu... Et cette vidéo sur fb, ce petit qui sourit jusqu'aux oreilles, merveilleux enfant chez eux. et vide immense ici... (ah flûte, quelques larmes, c'était pas prévu). 

 

Le petit incident

La semaine, s'est terminée sous la neige, comme pour beaucoup. Samedi soir, nous avons donc opté pour le métro plutôt que la voiture. Mal nous en a pris. MPM a eu une altercation avec un black complètement dingue. Le ton a vite monté, j'ai senti les problèmes venir, il s'est levé ce fou, il a filé un coup à la figure à mon petit mari, mais comme il hurlait des insultes depuis un moment, tout le wagon a suivi l'affaire et, au premier coup, les gens se sont rués sur le mec, l'ont retenu, même les filles sont venues, moi, j'étais hystérique et me suis intercalée entre l'homme et mon homme. Je ne supporte pas comme le touche, je me suis mis devant pour le protéger, mais aussi l'empêcher de répliquer car il est du genre à ne pas se laisser faire A ce moment, j'ai senti un crac à l'arrière de mon genou... Enfin, grâce à l'intervention massive des passagers, nous avons pu sortir du métro, l'autre est resté (que s'est-il passé avec lui et les autres, nous ne le saurons jamais) et nous en tirer sans trop de mal. J'étais en pleurs (la violence me rend dingue) et mon genou me tirait. C'est celui qui a été blessé avec ruptures de ligaments il y a dix ans... Autant vous dire que nous sommes rentrés en taxi. J'ai vu le médecin hier, rien de bien grave, apparemment, étirement des ligaments externes, je m'en sors avec genouillère et ant-inflammatoire pendant dix jours. 

 

La proposition incroyable

Enfin, je voudrais finir sur la proposition de folie de mon amie C. Elle est la plus récente de mes amies, mais nos liens sont vite devenus très forts. Dès nos premiers échanges, nous avions l'impression l'une et l'autre de nous connaître depuis toujours. Cette relation est devenue vite très intime. Nous sommes bien ensemble, tout est fluide et fort. J'en reviens toujours pas. Bref. (oui, j'aime bien dire bref). C est bien sûr au courant de mon parcours pma et comprend tout à fait même si elle a deux enfants, qu'elle a eus très jeune avec leur père qui est partie à la naissance de la 2e. Nous parlions donc Espagne, don, gyné D, etc. Quand elle me prpoposa d'être ma donneuse. Voui, tout comme ma cousine qui me l'a proposé mais a dépassé l'âge, là, j'ai une nouvelle offre généreuse ! Et elle, presque plus dans les critères, l'est tout de même encore. J'en reviens pas. Je ne sais pas si vous avez vécu ça. Mais ça secoue énormément. C'est bien sûr très très touchant, mais c'est plus encore, c'est déstabilisant. Mon réflexe a été de lui dire, "mais tu sais ce que ça implique ? c'est pas une partie de plaisir..." Mais elle, elle a évoqué le don, m'a expliqué qu'elle a la chance d'avoir pu avoir ses enfants facilement et que si elle peut aider... Je n'ai jamais étudié l'option don d'ovo made in France et je crois que je suis moi, trop âgée, mais je me demande si du coup, en Belgique ? En fait je n'en sais rien, je n'ai pas encore eu le temps de me pencher sur la question. Mais ce qui me vient spontanément à l'esprit, c'est "non, je ne vais pas lui faire faire ça". Qu'en pensez-vous ? Je suis encore sous l'émotion de sa proposition et manque de recul... MPM, plus pragmatique m'invite lui à regarder de ce côté-là ! 

Allez, je repars sur le chemin de ma vie ! Vivez heureux(ses)

Repost 0
Published by mon-petit-tresor.over-blog.com
commenter cet article
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 07:53

Image-5-copie-1.png

 

Hier, c’était demain, et aujourd’hui, ben, c’est aujourd’hui…

Avec son dur retour en pma, mais est-ce vraiment un retour ?

Dur retour en tout cas à la réalité, fin des rêves et des histoires bêtes de belle sérénité.

Comment ai-je pu penser que j’allais faire une fiv do comme ça, allez hop, on y va, que ça irait tout seul et que tout serait rose et merveilleux…

Comment ai-je pu occulter la misère que représente la pma, la réalité de notre situation, de nos âges (plus de 100 ans à nous deux, « au-delà de ce qui est admis »…), de mes antécédents pourris qui me mettent au niveau le plus haut dans l’échelle à risque, vive le déclenchement du plan Vigipirate rouge (pour ne pas dire écarlate). Sans compter tout ce que les examens vont révéler... 

Pourtant vous êtes bien là, toutes, avec vos galères, celles de toujours et celles qui surviennent comme ça, on ne sait pas d'où... Alors pourquoi n’avoir vu que celles qui malgré leur âge y arrivent… et oublier tout le reste…

 

ALORS CE RENDEZ-VOUS ?

Ce rendez-vous avec gyné D fut douloureux, comme un coup de massue. MPM était déterminé, sûr de lui, à l’écoute, mais sûrement un peu ébranlé quand même.

Ce rendez-vous était nécessaire. Il fallait bien que quelqu’un – et qui mieux qu’elle - nous remette en face des choses, de ce qui est, de ce qui craint… avant d’aller plus loin.

Ce rendez-vous fut dans son ensemble très bénéfique et positif, je l’ai sentie posée, juste, Nous parlant aussi de l’enfant, de son avenir, de sa santé.

Ce rendez-vous était dense et je suis tellement encore dedans que je ne sais même pas par quoi commencer.

Peut-être par résumer ce qui est à accomplir : avant tout engagement sur ce parcours du don, nous devons faire un bilan « anténatal ». Parce que j’ai un lourd passé médical : une phlébite, un méningiome, parce que j’ai l’âge que j’ai, parce que MPM a plus de 60 ans, parce que le don d’ovo entraîne apparemment plus de risques. Nous n’avons vraiment pas un terrain favorable, voilà pourquoi il va falloir faire un scrupuleux état  des lieux. Seulement ensuite nous pourrons discuter…

 

A FAIRE

Fournir à un médecin de l’hôpital Cochin avec qui je dois prendre rendez-vous :

- Mon bilan hépatique (ouf je l’avais fait en 2011 et l’ai retrouvé dans le dossier pma)

- L’avis de ma neurochirurgienne indiquant qu’il n’y a pas de contre indication de grossesse (là, je ne suis pas sûre de rien…)

- Un bilan cardiaque

Ajoutons à cela les classiques mammo et écho mammaire, écho pelvienne, analyses de sang (pas toutes car nous n’en sommes pas encore dans le vif du sujet…)

Pour monsieur ce sera un petit bilan cardiaquet et spermo

 

A part ça, elle a bien insisté sur les risques, nous a bien demandé si nous étions conscients de ce que notre situation impliquait pour l’enfant, allant même à demander à mpm s’il était conscient que si j’y restais, ce serait à lui d’assumer seul notre enfant. Un peu rude. Sur le moment, je me suis encore une fois sentie une nullité, un truc fini, bonne à rien. Ce n’est bien sûr pas ça qu’elle a dit, mais je le reçois comme ça sur le moment. Après coup je reviens clairement à la réalité pure et brute : je suis une femme de 43 ans (enfin 44 dans un mois) qui a quelques béquilles en plus et un mari plus tout jeune… Au fil du rendez-vous, avec tous ces risques évoqués, toutes ces phrases prononcées j’ai fini par  craquer. Avec quelques larmes que je n’ai pu retenir et qu’elle a senti, bien qu’elle avait le nez dans ses papiers et les yeux sur son ordi. Elle a posé discrètement une question « il y a quelque chose qui vous inquiète, qui vous fait peur ? » J’ai hésité puis fini par répondre, difficilement, et d’une petite voix « oui, les risques ». Elle m’a expliqué qu’elle se devait nous les évoquer et nous a proposé de parler de tout ça avec une psy spécialisée pour faire le point. J’ai trouvé que c’était une bonne idée et qu’elle avait montré pas mal de tact.

Bien que heurtée, je suis contente de ce rendez-vous, mpm l’a trouvé bien aussi. Il a trouvé sensé cette idée de faire un bilan pour voir vraiment les risques, tout bien peser avant de commencer. Je suis d’accord, même si la mise en route m’a été un peu violente.

 

LA SUITE ? 

Un prochain rendez-vous, je ne sais pas quand, après le rendez-vous à Cochin et tous les exams faits en tout cas. Quant aux cliniques, on évoque Procréatec qu’elle connaît peu, même si elle a quelques patientes, mais surtout Reprofit en Tchéquie, qu’elle a l’air de bien apprécier. Mais comme vous l'avez compris, nous sommes encore très loin de tout ça, on ne sait même pas si on ira…

Pour l’heure, nous n’avons qu’à nous lancer dans la course aux exams. Je n’entre pas vraiment encore pma, je fais juste ma première check-list pour voir si j’ai tout ce qu’il faut pour en prendre le chemin. Les bagages étant un peu lourds, je pourrais bien rester sur le tarmac… (oui, j'ai envie de prendre l'avion plutôt que le train...)

 

Edit du lendemain : 

cet article a été écrit hier soir, à la suite de mon rendez-vous. Dans la soirée, j'ai pleuré encore, sans savoir vraiment pourquoi, un besoin d'évacuer sûrement, c'était bien lourd. Mais je reviens sur une drôle de coïncidence : j'ai reçu deux messages touchants, l'un de lolo qui m'a évoquer son premier rendez-vous chez D. qu'elle a perçu comme un tremblement de terre (l'image est pas mal aussi), ce qui m'a un peu rassurée et l'autre de Chris (Des racines et des ailes) qui vient de poster un nouvel article. Et qui m'a envoyé une photo de son petit Paul. Chris, ma jumelle (même jour, même année) est aujourd'hui maman. Je trouve ça tout simplement merveilleux, mais je ne dois pas m'identifier aux belles histoires des autres. Juste aller sur mon propre chemin. En tout cas, j'ai bien apprécié ces deux clins d'oeil et les filles je vous réponds dès que j'ai un mome ("moment" voulais-je dire !)... 

 

Illustration : vue déformée de ma fenêtre, un peu comme ma vision de la pma ces dernières semaines... 


Repost 0
Published by mon-petit-tresor.over-blog.com
commenter cet article
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 15:02

 

Image-4-copie-1.png

 

J’écris ce message sans vraiment savoir si je pourrai le publier car depuis dimanche je ne parviens plus à me connecter sur mon blog. Je ferai une tentative au bureau, peut-être le problème vient-il de notre connexion à la maison. Mais qu’importe la technique, j’avais besoin d’écrire, et si ce message doit rester mien, qu’il en soit ainsi.

 

Demain sera (ou pas) notre retour en pma. 10h30, rendez-vous avec Gyné D. Est-ce un signe, je me réveille vers 5h ce matin, impossible de me rendormir, je sens mes ovaires qui tirent… Je pense à ce que je vais dire et réalise que ma première phrase sera certainement, « nous sommes venus vous voir il y a un an et demi ». Bigre, un trou d’un an et demi, c’est  quand même énorme en pma. À nos âges en plus. Ça me laisse perplexe, mais ainsi est allée ma vie.

 

Demain, pour The rendez-vous, j’ai remis le nez dimanche (photo) dans mon dossier pma, pas bien gros, mais qui a quand même son tiroir à lui. J’ai tout bazardé sur la table, en vrac. Le premier doc qui est sorti du lot, c’est la lettre que j’avais écrite pour annuler mes rendez-vous à l’hôpital, expliquant qu’ils n’étaient plus nécessaires puisque plus de grossesse… J’avais oublié ça. Pas la fc, bien sûr, mais les rendez-vous qui avaient été pris si tôt…

Je suis aussi tombé sur un échange de mails avec mon homme où l’on se redit tout le meilleur que l’on se souhaite et enfin une vie à trois… On est bien trois désormais, mais mon petit amour à quatre pattes, qui a bien toute sa place dans notre vie et mon cœur, n’est pas le troisième…

 

Demain, donc, nous allons expliquer notre demande, montrer mon dossier espagnol et la liste des examens. J’imagine que je vais ressortir avec quelques réponses, mais surtout avec une liste à rallonge de rendez-vous à prendre et que la course va commencer. Je ne redoute pas les examens en eux-mêmes, je prendrai comme ça viendra. Je redoute plus la gestion des rendez-vous. Je suis dans une tout petit open-space, on est peu nombreux et je ne partage pas la pma avec mes collègues… Mais ça va aller !

 

Demain, j’imagine qu’une fois de nouveau plongé dans ce monde merveilleux de la pma et du don, les questions vont venir… Je sais qu’il y aura quelques pmettes qui seront là : coco, lolo (c’est mignon ça « coco-lolo »), ticitron, irou, lily... Et si je ne suis plus aussi impliquée dans cette blogo, ce n’est pas que les choses ont changé, mais que j’ai, moi, changé. Je reviens ici comme je reviens en pma, plus distanciée, non que je ne m’implique pas, mais je ne veux pas mener un combat acharné, je veux juste accueillir une chance qui m’est encore donnée et lui donner les moyens de nous mener à bon port.

 

Demain, j’y vais heureuse et sereine, un peu comme je suis entrée en PMA en 2010, pleine d’espoir, même si je connais maintenant tout ce qui est et n’est pas. Etre aujourd’hui plus consciente des difficultés, des réussites incertaines ne me met pas la pression plus que ça. Je pense au contraire que si nous y arrivons, si la vie nous fait ce cadeau, ce sera une vrai chance, mais si nous échouons ou décidons d’arrêter, nous aurons fait ce que nous avions décidé, nous n’aurons rien à regretter.

 Bien sûr, c’est mon état d’esprit à ce moment M, demain sera un autre jour…

 

Mais mon truc aujourd’hui, c’est que mon désir est si profond (et ces temps-ci apaisé) que je veux encore tenter, ne pas regretter. Car nous en avons les moyens, car lorsque je croise le visage d’un tout-petit, je fonds littéralement et je m’imagine couvrant de baisers notre propre enfant. J'y crois encore, je crois que c'est possible et j'ai même l'impression parfois que nous aurons ce bonheur-là. Je suis confiante (inconsciente?), et je n’ai pas envie de vivre amputée de cet enfant qui est en moi (enfin dans ma tête vous aviez compris). J'ai envie de partager mon bonheur de vivre. 

 

Enfin, avant de partir, je vous invite à filer sur les blogs de Lily et Bleu d'orage qui ont des besoins urgents. Quelques-unes d’entre vous m’ont gentiment, spontanément, proposé des médicaments. J’en aurai peut-être besoin un jour, mais pour l’heure, elles en ont plus besoin. Je sais qu’il y a une belle solidarité pour ça.  


 

  

LILY (neuf mois et des brouettes) : cliquez ici link

Bleu d'orage : cliquez ici link

 

 MERci pour ELLES !!! 

  

(et oui, puisque vous me lisez, j'ai réussi à poster ! ;-)


 

Repost 0
Published by mon-petit-tresor.over-blog.com
commenter cet article
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 07:56

 

Je sais que l'année ne se termine pas aussi bien qu'espéré pour beaucoup d'entre vous. Que le vide est toujours là toujours plus présent. Je sais que la douleur sommeille aussi en moi, j'essaye de ne pas la réveiller, mais ce n'est qu'un maigre subterfuge et il suffit de peu pour qu'elle se rappelle à mon bon souvenir. Et là, vous connaissez ce truc à l'intérieur qui vous broie soudain...

 

A propos de PMA, mon cousin que j'adore énormément, avec qui nous parlons beacoup, ce cousin dont j'étais un peu amoureuse enfant (et j'appris récemment que lui aussi, drôle non ?), et bien ils ont eu aussi leur infertilité, ils ont eu leur pma, leurs iac, et puis leur 1re fiv dernièrement. J'aimais nos échanges à ce sujet et me sentais moins seule dans cette galère. Vous avez bien noté l'imparfait. Car oui, fini pour eux la pma, oui elle est enceinte (à la 1re fiv), oui il avait promis de me le dire en privé, oui, ils l'ont annoncé à Noël et oui, j'ai été bien inspirée de ne pas fêter Noël avec eux cette année, car je crois que j'aurais craqué, la bête qui sommeille s'est réveillée. Cette merveilleuse nouvelle, que je partage évidemment, j'ai eu beaucoup de mal à la digérer. En plus de souffrir, je ne peux même pas me réjouir comme je le voudrais pour eux... Je clos là, mon chapitre pma et morosité. Je renferme ma douleur, elle aura bien d'autres occasions. Très prochainement d'ailleurs, car, pour l'anecdote, le 24 décembre, en pleine ovulation, je me suis mise à rêver d'un petit miracle, le miracle de Noël quoi ! Ben non, 1er signes d'échec ce matin, d'ici une semaine, je suis bonne pour faire la tronche... À part ça, l'année se termine plutôt bien. Les chapitres ci-dessus mis à part, je me sens toujours aussi légère, même si j'accuse encore de la fatigue. Tout va bien. 

 

Pour Noël, exceptionnellement, nous avons poliment décliné nos Noël en famille pour passer quelques jours dans les Landes, accueillis comme des princes par mes amis landais. Evidemment, nous avons mangé diviniment, d'autant qu'ils cultivent leurs légumes (et congèlent le surplus), cueillent leurs cèpes, font leurs conservent, et mon amie est une reine en patisserie. Alors imaginez confit de canard, foie gras, magret, cèpes, gâteau basque, macarons, biscuits de Noël, gaufres au petit déjeuner, et j'en oublie j'en suis sûr. Mais je ne suis pas qu'un ventre ! Par pudeur, je parle surtout nourriture, alors que c'est avant tout le plaisir d'être avec eux qui me comble. C'est ma famille de cœur. Là-bas je suis chez moi, on m'appelle fille, avé l'accent !  Je rentre toujours rassérénée (me corriger, je ne sais jamais écrire ce verbe) quand j'ai pu passer quelques temps avec eux. 

Et puis en arrivant à Paris, une big surprise ! Un colis dans la boîte. J'en ai eu des larmes d'émotion, d'autant que je sais la période difficile pour cette amie.  Il y avait tout plein de douceur, une lettre adorable, des produits Lush qui sentent la vanille, les bonbons, un petit foulard coloré, du sucre barbe à papa, un livre de gourmandises et le plus beau de tous : une petite médaille San Gérardo (comme celle qui avait disparu avec mon sac volé l'année dernière). Ce petit saint devrait me porter bonheur. Je suis très gâtée ! Par la vie, par mes amis. Mille merci ma douce. J'ai beaucoup de chance et je prie (c'est de saison) pour que ça dure ! 

A propos de prière, j'ai oublié de dire que dans ma famille landaise, très catholique pratiquante, on va à la messe le 24. Je ne suis pas très messe, même si je suis croyante à ma façon, parce que le rituel, les mots, bien souvent, ne me conviennent pas et j'y ai beaucoup de mal à me recueillir. Je me sens mieux dans la nature ou au calme chez moi. Mais cette messe-là, la "messe des enfants", je l'ai trouvée très belle, très simple et je l'ai prise de manière plus ouverte, sans rouspéter après les textes qui me semblent dépassés. J'étais très en paix, très en phase avec la vie, très ouverte à ce qui est, très tolérante pour ce qui d'ordinaire me rebute, je me suis sentie habitée d'une grande sérénité. D'une grande confiance en l'avenir, même si je sais que l'avenir me réserve encore son lot de peines. Aujourd'hui, je vais bien, mon mari aussi, nous sommes unis. Et je compte bien profiter de ce présent clément (pas clément à 100% vous imaginez bien, aucune vie ne l'est totalement)
Pour finir cette année - avec vous en pointillé - j'avais envie de partager cette sérénité intérieure, envie de souhaiter à toutes que cette paix vous accompagne, que vous soyez dans le doute, la tristesse ou l'attente. Oui, c'est facile à dire quand on se sent bien. Mais c'est parce que j'ai longtemps été très mal ces deux dernières années que je peux dire que rien ne dure, le bon comme le mauvais. Et que le bon est à portée de main, on l'oublie tout simplement ou l'on est trop envahi par la peine. Mais pourtant rien n'est tout blanc ou tout noir. Il suffit souvent d'un regard. J'ai longtemps eu le regard très noir. Et si je suis d'une nature inquiète, qu'il me suffit de peu pour plonger dans l'angoisse, ce regard noir, ce n'était pas moi. J'ai eu de la chance, on me l'a retiré. Il y a un an, mon petit mari allait fêter le nouvel an chez des amis qui ont eu la gentillesse de l'entourer, me laissant, obligé, sur mon lit d'hôpital où je commençais à réaliser ce que je venais de vivre, avec angoisses et insomnies, puis délires (tu te souviens Fabi ?)... Mais c'était hier, c'est fini et aujourd'hui je suis là, tranquille dans mon appartement, mon chat me tournant autour, m'apprêtant à aller chez le poissonnier puis chez Darty pour mon aspiro : elle est pas belle la vie ! ;-))) ...
MAIS SIIII !!!
En ce dernier jour d'une année 2012 pas top, bien que mieux que 2011 ou 2010, Je lèverai mon verre ce soir à tous les petits "bons" de la terre, les nôtres, les vôtres, pour qu'ils illuminent toujours nos vies. Et que 2013 nous porte vraiment bonheur cette fois !!!
Petit best of de nos gourmandises de Noël !!

mon péché mignon, plancha de calamars
(je ne l'avais pas eu cet été !)
Image-5.png

pata negra, le must et son toast petit piment
Image-7.png
c'est un peu grâce à moi qu'elle s'est lancée 
il fallait bien que je les goûte enfin ! (un régal)
Image-12.png
Biscuits de Noël, une première,
et comme toujours réussi, aussi beaux que bons !
Image-11.png
at least, la fameuse bûche !
Image-10.png


Bon appétit ! 

 

Repost 0
Published by mon-petit-tresor.over-blog.com
commenter cet article
18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 09:46

 

Il y a un an, je dormais pour la première fois dans un hôpital, avec mes vêtements, sans rien de plus, laissant mon mari rentrer seul à la maison. La nouvelle était tombée dans la matinée, sans crier gare, passant de l’ophtalmo à l’irm aux qinze-vingts, puis de l’irm à l’hôpital de Créteil, où celle qui allait devenir « ma chirurgienne » nous expliqua, après nous avoir intimé l'ordre de nous asseoir, que j’avais une sale clémentine à la tête, qu’il fallait opérer, pas d’autre choix, que c’était bénin, et qu’ils préféraient me garder quelques jours pour canaliser la bête avant d’opérer. 


J’ai dormi en neurologie, dans une chambre froide, sans pouvoir obtenir de couverture supplémentaire et en compagnie d’une femme atteinte d’un cancer au cerveau. J’étais dans un état « second », je n’ai pas vraiment réalisé ce qui m’arrivait. Je n’ai pas eu peur. Il fallait m’opérer ? Soit. C’était bénin ? Ouf. Pas vraiment d’émotions. Ou je ne m’en souviens pas. Dans mon état normal, je n’aurais pas réagi comme ça. Le flip, je l’ai eu après...

 

Un an plus tard, hier donc, nous avons pu fêter l’anniversaire de notre ami. Nous avons évoqué tout ensemble ses 60 ans il y a un an, nous lui avions fait faux bond… Mais sans nous y attarder, le présent était plus intéressant. Nous avons passé une belle soirée, à cinq, plein de rires, de simplicité.

 

Si vous avez connu un événement marquant, un événement qui vous met en danger, dont vous sortez indemne, vous ne pouvez vous empêcher de penser à ce qui est arrivé, à ce qui aurait pu arriver, aux difficultés passées, à la fragilité de la vie. Vous savourez alors d’être tout simplement là, un an plus tard, heureux de vivre, ébahi d’avoir échappé au pire, remerciant Dieu, si vous êtes un peu croyant. C’est un phénomène intense, une ébullition intérieure, une jubilation. L’envie de crier au monde entier : JE SUIS LÀ, JE SUIS EN VIE, LA VIE EST BELLE, JE L’AIME ET JE VOUS AIME. Bien sûr, on finit par l'intégrer, et à vivre de nouveau « comme avant ». C’est bien, heureusement, et en même temps dommage car il est bon aussi de savoir se rappeler le goût de la vie. Nous avons si vite tendance à nous plaindre… Mais aux dates anniversaire, la chose se rappelle à notre bon souvenir… D’ailleurs j’aime bien les cérémonies du souvenir. Je trouve que c’est important. Il est des rites qui nous ancrent dans notre histoire et c’est bien.

 

Alors il faut me pardonner si je gagatise à répéter, à me rappeler cet événement encore présent dans mon esprit. Et pas seulement dans mon esprit, car étonnemment, depuis quelques jours, j’ai mal à la tête, là où ma fut enlevée ma clémentine, une sorte de pression gênante, comme si on me compressait le crâne. Il n’y a rien, tout est nickel à l’intérieur, alors est-ce que mon corps joue lui aussi les commémorations ?

Repost 0
Published by mon-petit-tresor.over-blog.com - dans PSY en tout genre
commenter cet article
13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 18:39

 

Juste un petit post en passant, bref, car il y a peu à dire. 

Je n'ai pas pris rendez-vous avec le gyné D mâle, j'ai bien failli mais le secrétariat était fermé à l'heure du déj. Depuis, je traine la patte, ce n'est sûrement pas sans raison. Je crois que j'ai envie de finir l'année tranquille, passer les fêtes dans la sérénité sans penser examens et tout le tralala, vous savez ce tralala bien lourd... Alors tant pis si je retarde un peu, ce sera le 16 janvier avec gyné D femelle. A vrai dire, dans l'idéal, j'aimerais partir en Espagne au printemps, avril, je verrais bien avril. Je me laisse un peu couler, je suis aussi fatiguée, j'ai pas l'envie ni l'énergie de batailler. 

 

Idéalement 2013 pourrait ressembler à ça =

janvier : semaine au soleil

février : examens

mars : contacts espagne

avril : départ espagne

mai : grossesse

juin : grossesse

juillet : grossesse

août : grossesse (et vacances)

septembre : grossesse

octobre : grossesse

novembre : grossesse + contrôle irm où tout va toujours bien

décembre : noël enceinte jusqu'au cou, paradant soufflant

janvier 2014 : accouchement, juste avant 45 ans !

 

c'est possible

c'est possible

c'est possible

 

ça n'arrive pas qu'aux autres

ça n'arrive pas qu'aux autres

ça n'arrive pas qu'aux autres

 

bon laissez-moi rêver hein !

Repost 0
Published by mon-petit-tresor.over-blog.com
commenter cet article
4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 18:19

Image-1.png

Ayé, j'ai mis enfin le pied dedans, un tout petit peton un peu frileux, mais il en fallait un.

Envoi d'un mail hier à Procréatec Madrid pour obtenir un nouveau dossier (réponse ultra-rapide, où il s'avérera que le dossier est quasiment le même qu'en 2011)

+ Rendez-vous gyné spécialisée, la même que l'année dernière, docteur D. Petit hic néanmoins (le premier d'une longue liste ?), pas de rendez-vous avant le 16 janvier 2013. Je m'en doutais un peu, mais mpm est outré, "un mois et demi ! tu te rends compte ! " quand j'ajoute le prix de la consultation et lui rappelle la bonne heure de retard lors de notre premier entretien, il tousse de plus belle... Moi, je suis zen, j'accepte comme une (trop) bonnasse de fille que je suis. 

Du coup, je vais peut-être appeler l'autre gyné recommandé, docteur D. (mince un autre D) mais c'est un homme et je ne sais pas vous, mais moi ça me bloque, enfin il est génial aux dires de mes amies, compagnes d'infortune. Alors... Cela dit il sera peut-être sûrement tout aussi pris... 

 

Embarquement pour l'espace, l'espace d'une nouvelle vie ? 

Z'avez vu le design de cette clinique ? Limite louche... trop blanc, trop clean 

Qui y est allée ? Qui sait ? Qui a un avis ? 

 

Voilà pour la pma le retour... 

 

Repost 0
Published by mon-petit-tresor.over-blog.com
commenter cet article
29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 13:53

 

J'ai commencé à écrire sur le vif, ce midi, dans un triste état de délabrement puis j'ai dû arrêter. Depuis, le trop-plein est en partie passé, mais j'y reviens, parce qu'il me faut me soulager. J'ai comme une grosse colère intérieure qui gronde, qui monte, pas loin de déborder... J'ai les nerfs en boule de plus en plus souvent, de plus en plus longtemps. Je m'énerve, je m'emporte, je peux même être agressive. Je sature quoi. Je me déteste dans cet état-là.

La faute à notre rythme de vie. Nous avons dû affronter une période difficile, de juin à septembre particulièrement, nous avons donné, nous avons fait ce qu'il fallait faire, dépités de n'avoir pas encore de repos, mais notre travail peu à peu a porté ses fruits. Maintenant, il y a comme un contrecoup, je peste parce que je suis épuisée, je n'aspire qu'au repos et aux projets qui nous porteraient vers de nouveaux horizons, mais je peste surtout parce que finalement nous sommes encore et toujours enfermés dans notre quotidien, dans notre monde qui ne tourne qu'autour du travail.

De mon côté, je m'accroche à l'Espagne, vous l'avez vu, mais nous ne trouvons pas le temps de s'y pencher sérieusement, moi la première. Je tente de m'accorder quelque divertissement avec de petites créations, des idées de cadeaux qui germent dans ma tête, je lis pas mal, mais je ne vais pas bien loin...

Je cherche des destinations pour notre réveillon du nouvel an, pour une semaine au soleil, et ce qui devrait être un plaisir devient un calvaire, lasse de ne rien trouver qui nous corresponde, comme une envie de ne plus chercher, de ne plus partir...

Je désespère aussi de notre vie de couple, nos échanges sont rares et portent en partie sur le travail puis un peu sur la famille avec des problèmes que vivent et sa soeur et mon frère (mais pas ensemble...) ... Le week-end, nous arrivons à nous détendre un peu avec une bonne séance de gym, une balade dans Paris, mais nous vivons en reclus, sans trop voir ni inviter nos amis, et je ne vous raconte même pas nos nuits... 

Je m'aperçois aussi que nous avons du mal à nous détendre ensemble, à rire de riens, je manque sérieusement de légèreté. 

Notre bonheur, c'est Gaé. Nous prenons vraiment plaisir à jouer avec lui, à sourire de ses attitudes, à le caliner, à le regarder. Il a une vraie grande place dans notre vie, c'est notre bébé, un chat certes, plus trop bébé d'ailleurs, mais il me comble en partie. En ce moment-même où j'écris tant bien que mal, monsieur est là sur mes genoux, qui prend mes mains pour des proies ! 

Aujourd'hui, en cette fin année éprouvante, je constate que nous sommes loin d'avoir accompli nos promesses réciproques. Celles que l'on s'était faites lorsque j'étais l'hôpital : savoir s'accorder de beaux moments, partir plus souvent, s'évader, profiter un peu plus de la vie, tant qu'on est en vie et qu'on a la santé, les moyens pour le faire. 

Mais ce n'était pas une année pour ça. C'était une année charnière qui ne m'a pas vraiment laissé le temps de me remettre de l'opération, mais je ne me plains pas. ça va quand même. J'aspire juste à plus de calme. Plus de temps pour partager d'autres choses avec mon mari. 

Quand nous serons un peu reposés, nous trouverons de l'énergie pour vivre plus sereinement. En attendant, il y a des jours comme celui-ci, désepérants, des heures un peu sombres, des moments où il faut que cette tension s'évacue, la gym et l'écriture sont de bons remèdes. 

J'ai confiance en moi, je sens que je ne suis pas déprimée, que j'ai la niak (ça s'écrit comme ça?), que j'ai des appétits, mes posts précédents en témoignent, et ça c'est très bon signe. Mais jsute pas assez d'énergie certains jours... 

Alors ce midi, pour y revenir et finir ici mon mur de lamentation, je suis partie déjeuner avec mpm, il a détesté le S., un café où je vais avec Coco et que j'adore mais très fréquenté (et regrette d'ailleurs de ne pas y aller avec la miss demain, mais elle couve, elle couve et c'est bien ainsi...) Il trouvait tout ce bruit infernal et je sentais le déjeuner foireux. On est sortis avant d'avoir commandé, on a marché sans savoir où aller, bousculés par les affairés des galeries farfounettes, on s'énervait tous les deux, enfin moi surtout et je l'ai planté là, préxtextant une course à faire. Je ne sais pas comment je me suis retrouvée chez Manoukian où je n'ai jamais mis les pieds, je ne sais pas comment je me suis retrouvée à essayer ce gilet façon peluche, ni pourquoi je l'ai acheté. Enfin si, il est très très doux, et pas besoin d'une robe de soirée en dessous, avec mon petit pull et mon jeans, je trouvais qu'il m'allait bien, sa fantaisie m'a fait du bien. Un truc que j'aurais jamais acheté dans un contexte ordinaire et là pour les 30% de remise, j'ai même pris la carte de fidélité... Et puis puisque douceur il fallait, je me suis arrêtée ce soir chez Khiel's où l'adorable vendeuse m'a donné des échantillons de mon parfum Musk et conseillé un après-shampoing à l'huile d'olive et d'avocat pour mes cheveux fourchus même après une coupe et un henné... Me voilà rentrée, attendant mon petit mari, prête à aller nous faire un boudin purée et bienheureuse en cette fin de post d'avoir retrouvé un rien de sérénité... 

Image--5.png  

le fameux gilet...

Image-3-1.png

une belle photo des produits kiehl's

Repost 0
Published by mon-petit-tresor.over-blog.com
commenter cet article
27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 08:05

 

Non, ce n'est pas ma pma qui carbure à plein régime, pas encore. j'ai tout de même préparé mon mail à Procréatec, mais un peu dans la précipitation, pas bien concentrée, alors je veux revenir dessus. Je traine un peu pour le rendez-vous gyné, mais je sais pourquoi, nous arrivons en décembre, date anniversaire, et je n'ai pas envie de "médical". envie de finir l'année tranquille et sereine, de m'émerveiller de cette période que j'aime, Noël en particulier (mais pas le réveillon du nouvel an). Déjà j'ai pris rendez-vous chez l'ophtalmo le 8 déc, quasi pile un an après la "fameuse" fois, mais il le fallait, car je commence à fatiguer de près, ça se brouille, vive la vieillerie ! Je devrais aussi voir mon généraliste pour des problèmes de constipation (vous êtes pas au petit déj?) et d'hémorroïdes, réjouissant, là je traine la patte, pas envie d'y aller.

En revanche hier, je suis allée au 4e rendez-vous nutritionniste. J'y vais tous les mois. Je voulais perdre quelque sept kilos. Je ne sais plus si j'en ai parlé ici. Je suis partie début septembre de 70,9kg (pour 1m72), pas de surpoids donc, et aujourd'hui mon record (qui date d'hier) est de 65,4 kg, oui c'est précis, mon objectif de départ : 63 kg, le mieux mais pas obligé : 60. Dans l'histoire, le top, ce n'est pas le poids, mais de retrouver une silouhette plaisante, plus légère, de remettre deux slims que j'aimais, de m'aimer mieux. 

Et puis cette nutritionniste ne m'entraîne pas dans un régime compliqué, même si le premier mois était un peu difficile. D'ailleurs, pour elle ce n'est pas un régime, mais plutôt un apprentissage. Elle nous apprend à connaître les règles pour prendre de bonnes habitudes alimentaires (mpm qui a commencé en mai, a lui perdu 17kg, mais il avait de quoi faire...). Ce qui était strict au départ, quantités, aliments, etc, je l'ai intégré désormais. Je sais. Nous travaillons maintenant sur la prise de conscience du corps, de ses besoins. L'objectif est d'arriver à manger de tout, seule, en fonction de ce que me dictera mon corps et non ma tête. Un exercice difficile qui s'apprend dans la durée. 

Hier, donc, selon ses chiffres à elle, j'ai perdu 1,6 kg depuis notre dernier rendez-vous. Elle dit que c'est très satisfaisant. Nos échanges portent désormais sur le travail d'analyse des saveurs. Essentiel. Je lui donne ce que j'ai écrit (petit exercice demandé lors de la dernière séance qui consistait à noter ce que je ressens lorsque je mange), elle le trouve intéressant, même si l'on y voit que je mélange saveurs et textures. Elle trouve très intéressant que je me plaigne d'un aliment - que je mange d'ordinaire sans broncher - parce que je le trouve râpeux, salé, sans goût (blanc de poulet en tranches, sous vide) = prise de conscience importante de mes besoins. 

Pour le rendez-vous du 7 janvier : le prochain exercice consiste à manger dans le calme et noter bouchée par bouchée ce que je ressens (commencer par des crudités, plus facile à faire). L'idée étant d'arriver à déterminer à quel moment mes papilles se referment. C'est lorsqu'on ne sent plus le goût, mais seulement la texture. A ce moment, notre corps n'a plus de besoin. 

c'est un exercice difficile. Il faut le faire dans le calme quand on a faim (c'est-à-dire quand les papilles sont grandes ouvertes). Essayer à plusieurs reprises.

Faire cet exercice permet d'apprendre à renouer avec les besoins qu'exprime le corps et ne plus manger en fonction de la tête..
Si l'on parvient à être à l'écoute de son besoin corporel, on peut finir par manger de tout, on ne grossira pas, on sera dans le vrai besoin. On ne sera pas tentés de manger trop, on saura s'arrêter quand on n'aura plus faim.
Mais c'est un long entraînement car nous ne savons plus manger "à la demande du corps", c'est souvent la tête qui parle (avec son lot de culpabilités etc.). Je trouve intéressant de travailler là-dessus, et déjà, je m'aperçois que je n'avale plus n'importe comment, je trouve mes besoins plus sains, plus exigeants aussi. Je suis moins en demande de sucré, je salive moins, voire plus du tout, devant certains plats, mais ne culpabilisr plus non plus face à une crèpe fourré de compoté de pommes chaudes avec caramel, j'en garde au contraire un énorme souvenir de plaisir gustatif. MIAM !!

Repost 0
Published by mon-petit-tresor.over-blog.com - dans VRAC en vrac
commenter cet article

Serons-Nous Un Jour Parents ?

  • : Mon petit trésor (Ange)
  • Mon petit trésor (Ange)
  • : Nous le pensions, nous l'espérons encore... En attendant, nous voilà dans le petit monde de la pma...
  • Contact

Notre chemin

Après un heureux mariage en 2008, et des essais sans effets, nous n'eumes pas de nombreux enfants...

2010 : direction FIV1 en mai, puis FIV2 en sept avec un beau + mais FC à 8SA...

2011 : Rebelote avec FIV3 en janv puis TEC1 en mai. Toujours sans effets... 

2011 : fin des FIV,  projet fivDO abandonné avec opération d'un méningiome (tumeur bénigne au cerveau)

2012 : Pause et récupération

2013 : à 44 ans, retour en PMA : direction FIV DO en République Tchèque fin septembre  

À suivre : le collectif B-AMP

Un collectif et un blog pour les personnes concernées par l'infertilité, pour que l'aide médicale à la procréation évolue, pour s'informer, échanger, se rencontrer et faire évoluer les choses. B-AMP comme Blog et AMP https://collectifbamp.wordpress.com/