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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 22:20

 

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Je devrais me réjouir - ça va venir - mais il me faut encore digérer... Non pas digérer la bonne nouvelle, mais ce 2e rendez-vous avec gyné D... Et oui, une fois encore, deuxième effet kiss pas cooooool, je sors perplexe de notre rendez-vous. Mpm est plus confiant, moi pas. Traversée par des sentiments contradictoires...
Pour commencer, ça commençait mal, elle n'avait pas le compte rendu du spécialiste que nous avons vu à Cochin : 
"- Alors, qu'est-ce qu'il vous a dit T ?" 
- Ben...Vous n'avez pas son compte rendu ? 
- Non, pas encore, c'est assez long.
- Ben.... Alors en gros il a donné deux feux verts...
Et de lui expliquer mes histoires de signalisation, et qu'il lui demande à elle de regarder les analyses de sang complémentaires pour le troisième feu vert. 
Elle regarde donc, et je sens que ça va pas. Je ne parle pas des résultats car elle ne m'en dit pas un mot et je ne sais donc pas si ça va ou pas, mais ce qui ne va pas, c'est que ce n'est pas complet selon elle : 
"- Et il vous a pas demandé de faire ça...'?" 
- Ben....
- Parce que là, il manque quand même des éléments qu'il faudrait avoir pour une grossesse, savoir comment vous traiter, vous suivre... (je vous la fais courte, mais je me dis comment T a pu oublier une part des exams si c'est lui le spécialiste, il avait l'air très sûr...)
...
"- Vous avez recherché chez vous ? Vous deviez regarder si vous n'aviez pas eu un bilan après votre phlébite 
- Ben... (je réfléchis, mais ma tête est soudain vide)
- Je vous avais demandé de chercher 
- Ben... j'ai oublié (mais quelle conne je fais, bien sûr que je n'ai pas oublié, bien sûr que j'ai cherché, bien sûr que je n'ai rien trouvé : mais je sais pas, elle me tétanise et j'en dis des conneries, mais quelle nulle, je suis mais super énervée contre moi, contre elle...)
Et tout sera comme ça : 
Pour la neuro, j'apprends quand même qu'elle a eu un appel de ma chirurgienne, qui était plus positive (à l'oral) que sur son compte-rendu où elle ne se mouille pas. Elle devait envoyer un mot dans le sens du positif, mais toujours rien. Je pense que ma chir ne s'engagera pas plus que ça. 
Pour le cardio : c'est ok : ouf un truc qui va
Pour les autres analyses de sang : tout semble ok, mais je l'entends murmurer que la thyroïde est à surveiller (un chiffre en dessous de la norme), sans qu'elle nous en dise rien. cet air qu'elle a de faire son dossier dans son coin sans rien nous expliquer, et nous d'avoir le sentiment d'être presque de trop, de la gêner... 
Pour la mamo : là aussi ça coince : 
"- vous avez que ça ? il vous a pas mis les conclusions ?
- Si là.
- OUi, mais il manque un chiffre là, j'ai jamais vu des analyses comme ça, normalement vous devez avoir l'ACR (me demandez pas ce que c'est) avec des chiffres de 1 à 5 (indiquant le niveau de santé j'ai cru deviner : 1 = tout va bien, 5 = cancer),
- vous avez l'air d'être à 2, mais il faudrait qu'il le marque, faudra retourner le voir pour qu'il le précise.
Après un certain temps, on en arrive à l'Espagne, enfin, J'EN arrive à l'Espagne. On est quand même là pour ça non ? 
- Oui, alors dites-moi, vous en êtes où par rapport au don, vous vous posiez des questions ..
(pas du tout, elle délire)
- Non, nous sommes décidés, j'étais juste déstabilisée par les risques que vous aviez expliqués...
(elle m'énerve)
Je sors donc la liste des examens demandés par Procreatec, qu'elle regarde, je lui glisse aussi le questionnaire à remplir car je ne comprends pas tous les mots, elle le regarde vite fait, "ce sont des opérations, vous avez rien de tout ça, sauf l'hystéro et le polype qu'on vous a retiré"...  
Je trouve qu'elle ne prend pas le temps, qu'elle n'explique rien, je ne me sens pas bien, elle est sèche. Je me sens out, comme si on savait rien à rien, comme si on nous avait pas suivi comme il fallait et comme si c'était notre faute. Oui, je me sens en faute avec elle. Peut-être le sommes-nous ? 
Au final, pour Procreatec, on a presque tout, elle nous prescrit ce qui manque 
- Hystéroscopie à j10 
- Sérologies 
et ce qui manque à mpm
- caryotype 
- "on vous a pas fait de caryotype avec les premières fiv ? on n'a pas recherché où était le problème ? Qui vous a suivi ? grrrrr, ça recommence...)
- bon, on va faire une échographie des testicules aussi et les sérologies
elle regarde le spermo, note les données dans son dossier
il est pas bon le spermo
je sens que mpm a envie d'en savoir plus sur lui, ses zozos, et ô combien je trouve ça légitime.
il lui glisse : "il y en a plus"
et elle de le casser 
- oui mais ça ne veut rien dire... 
elle prescrit du coup des vitamines (procrelia) pour trois mois : 170 euros, gloups
et de me demander : 
- ils vous donnent quoi comme délais Procreatec ? 
- Ben... je l'ai pas contactés depuis la dernière fois puisqu'il fallait des feux verts qu'on n'avait pas (nan mais elle se fout de ma gueule...)
- bon, faut y aller maintenant, vous pouvez les appeler.
- J'envoie mes examens ? (oui, je sais là c'est une question bête de ma part)
- Oui, vous leur envoyez les examens avant notre prochain rendez-vous comme ça s'ils demandent d'autres choses, on pourra voir. 
J'ai aussi réussi à glisser notre question donneuse : c'est mort, la limite est de 43 ans pour la receveuse
et la question de la biopsie (rapport aux cellules tueuses de Fabienne) : 
Elle connaît bien en effet, mais pour elle, ça ne se justifie et se recherche qu'en cas d'échecs répétés d'implantation, car les examens se font aussi en regard de ces échecs. Or, n'ayant qu'un échec à mon actif, il n'y aurait rien à analyser... Et puis elle dit bien sûr qu'en théorie, on peut tout faire et tout creuser mais c'est lourd, et patati... 
Au final, j'accroche pas, j'ai du mal. Ce matin j'avais vraiment les boules, j'ai réussi à en parler un peu à mpm qui ne le prend pas à coeur comme moi. Il suit le truc, sans se poser de question. Je la pense compétente, c'est pas le problème, c'est le feeling.  j'ai les boules à chaque fois que je sors de son cabinet. 
 
C'est dans un état second, que je me suis tapé le récapitulatif des exams, des contacts et des choses à faire qui entament notre prochain départ pour l'Espagne, alors oui, ce devrait être un grand jour...
Une pma, c'est pas ça, c'est pas seulement une liste d'examens à faire, une course contre le temps, c'est d'abord de l'humain, et moi, j'ai besoin qu'on m'explique pas qu'on me culpabilise, qu'on nous accompagne, pas qu'on nous prenne par la main et qu'on nous fasse tout, mais qu'on nous explique...
Je suis fatiguée c'est sûr et ça ajoute à ma fragilité du moment. Je sais que je devrais être heureuse, on avance mais ça commence dans la rudesse. A l'image de la pma ? 
Pour conclure, la pilule commence à passer, en cette fin de journée, j'ai réussi à prendre rv pour l'hystéro, impossible en revanche de joindre Cochin, ça sonne trois minutes et ça raccroche... On fait nos pds vendredi et j'ai adhéré à Maia (en m'embrouillant dans l'inscription, allons savoir si ça va aller).
Je voulais écrire à Procreatec, mais il est 23heures et je vais m'arrêter là, sur ce post écrit en partie ce matin.
Deux jours encore pour avancer un peu sur le chemin, mais aussi préparer la route des vacances, qu'il nous faut légères et dépaysantes, requinquantes ! Sicile, Espagne, nous voilà...  
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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 17:18

 

petoche.jpg

Je trouvais le temps long, il me tardait de retourner voir gyné D., d'avoir des réponses, des feux verts, d'avancer... ET c'est déjà demain. A vrai dire, je ne réalise pas très bien et j'ai un trac immense. Que va-t-il se passer ? Un troisième feu vert ? Avec derrière des ordonnances pour l'Espagne ? Ou un feu rouge et définitif ? Ou encore des interrogations, des avis partagés et d'autres examens ? Avec gyné D, je nous vois bien dans ce 3e cas. J'ai beau avoir lu et relu mes analyses de sans, je n'y comprends rien et me refuse à creuser sur internet, alors il faut encore patienter jusqu'à demain. J'ai un peu peur. Dimanche, nous partons pour une semaine en Sicile et ces vacances, comme elles seront tristes si nous nous arrêtons là sur la route de la pma. Je n'ose pas l'imaginer, je n'ose pas le concevoir. Je veux d'autres examens s'il le faut, je veux avancer encore, je veux contacter l'Espagne, je veux y aller, je nous veux parents. Alors c'est déjà demain pour ce rendez-vous important (chacun me semble d'ailleurs décisif, mais il y en a toujours un nouveau qui se cache derrière...) et ce n'est pas encore demain la veille que.... Mais je garde espoir. J'ai le trac. Mais j'ai de l'espoir. Punaise oui, j'ai les pétoches... 

 

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 16:22

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J'aime cette ligne si bien écrite : Petit souvenir d'un coeur qui soupire : bien mon humeur du jour... 

 

 

 

Après une période intense, sans une minute pour penser, me poser, voilà enfin un peu de répit et, avec lui, un sacré coup de mou, le contrecoup... Je ne vois plus rien, n'aspire à rien, m'énerve pour un rien... Même plus l'envie d'écrire, de lire, me suis forcée un peu... Même ma fête d'anniv, je l'ai pas savourée comme je l'aurais souhaitée (même si je fus bien gatée et entourée). 


 

Hier soir - une fois n’est pas coutume - nous avons regardé la télé, une émission sur la maison préférée des français avec l’hilare Stéphane Bern. Je ne suis pas une adepte des émissions de télé, mais j’aime bien les maisons, les architectures, les intérieurs. Déjà petite, en voiture, je passais mon temps à essayer de voir la vie des gens derrière les fenêtres allumées ; petite, j’aimais aussi dessiner des plans de maison. Une fois grande je n’ai jamais eu ma maison, et des plans, j’en ai dessinés, mais avec mon ex et c’est lui qui a récupéré la maison. Quant à celle de mon actuel mari, ben, c’est celle de mon mari, en plus c'est SA maison de famille, et en plus elle est encore habitée par bm… Pas très excitant pour rêver...



Mais mon propos était ailleurs. Hier, donc, ce qui a retenu mon attention dans toutes ces maisons que nous avons vues, ce ne sont pas les maisons elles-mêmes (entre nous, aucune ne m’a donné envie d’y habiter) mais la vie dans ces maisons. A part la maison des gagnants, il y avait tout le temps des enfants, des petits-enfants, ça grouillait dans tous les sens. Je me suis dit, "une maison, c’est ça, c’est un lieu de vie pour une famille, ils ont tous des enfants..." Et je nous ai trouvés très seuls soudain. Si seuls à deux. C’est triste un couple sans enfants. C’est petit, ça ne respire pas la joie de vivre, ça me désole. Tout cet amour qui tourne en rond et qui ne va nulle part...

 

 

Nous allons peut-être finir notre vie à deux (puis seul(e)) et il n’y aura rien derrière nous, rien devant. Nous ferons certainement des choses, des choses pour meubler le vide ? Pour avoir le sentiment de bien remplir notre vie ? de la réussir ? Mais ne sera-t-elle pas ratée à jamais ? Je sais bien que non, au fond, que c'est juste un coup de mou, mais c’est tellement horrible pour moi cette idée-là.


 

Et cette pma qui n’en finit pas, qui ne commence même pas. Il s’est passé deux mois depuis notre reprise, et j’en suis encore dans les analyses, nul feu complètement vert et quand il le sera, combien d’examens encore, d’attentes, de contretemps, pour un voyage en Espagne qui ne sera qu’un maigre espoir ? Combien de fiv do avez-vous dû faire mesdames pour toucher enfin le bonheur ? Combien de fiv do, pourrons-nous faire (si nous pouvons) ? Combien de temps aurons-nous ? Je vois bien les critiques qui fusent sur ces femmes qui accouchent après 45 ans. Dans le meilleur des cas, j’aurai 45 ans à la naissance de mon enfant…

 


Je ne recule pas sur mon chemin, j’enrage juste de piétiner, je peste contre mes (res)sentiments qui reviennent à la charge. Je ne suis pas pessimiste, j’y crois encore et toujours, mais je suis juste triste de n’être pas maman, à ce jour, à cette heure, en cet instant, ça me manque. Comment peut-on ressentir le manque de ce que l’on n’a pas ? Mais je ressens un manque lié à l’absence. Oui, mon petit trésor. Tu me manques. Tu aurais eu deux ans en juin. Je ne regrette rien. Un grosse opération m’attendait derrière et je n’étais pas prête à t’accueillir à ce moment-là. Je ne le savais pas encore... Mais là, aujourd’hui, comme j’ai envie de te prendre dans mes bras, de te couvrir de baisers... 

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 18:45

 

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Le grand de Cochin que nous avons vu, enfin, est celui qui juge des risques potentiels de grossesse et donne son avis sur sa faisabilité. C’est aussi celui qui fait des « suivis de grossesse » comme il dit, c’est sa spécialité. Spécialité qui me convient bien, tiens, je m’imagine très bien suivie par lui. C’est un grand monsieur, plutôt jeune, calme, posé, ni rassurant, ni stressant, mais juste factuel. Il nous a bien plu. Nous nous sommes sentis en confiance.

 

Il a donc fait un état des lieux de ma petite personne.

 

Pour l’aspect cardio, tout va bien, il est ok = 1 feu vert.

Pour la neuro, il constate, comme nous, qu’on n’a pas un envie tranchée de la chir, mais globalement, pas de contre-indication = 2e feu vert

En revanche, eh oui, il y a un « en revanche » (qui croit encore que tout roule en pma) … le bilan hémato n’est pas complet. Et il a un doute sur le contexte de ma phlébite. Elle est survenue après une entorse ce qui aurait pu la justifier si j’avais été platrée mais comme ce n’est pas le cas, il a un doute. Il me pose des questions, me demande si je suis sensible au soleil (oui, j’ai des démangeaisons) et si j’ai des douleurs articulaires, j’hésite mais oui en fait, je lui évoque une vieille douleur en plusieurs points, au poignet, coude et épaule droits. Tout cela semble ne rien avoir à faire ensemble, pour moi en tout cas, et pourtant, il se pourrait bien que tout soit lié et signe un problème sanguin (d’immunologie ?) qui serait une vraie contre-indication à la grossesse et encore plus à une grossesse do.

Ô épée de Damoclès, comme je te vois venir…

 

Résultat, je dois faire une analyse de sang complète qui dira si oui, ou pas. Si c’est bon, j’ai le feu vert pour l’Espagne, si c’est pas bon, je dois le revoir. En attendant, je présenterai cette analyse à gyné D qui nous expliquera déjà ce qu’il en est. Alors dans quel état je suis ? Et bien pas abattue. J’ai bien sûr conscience que tout peut s’arrêter très vite. Mais je n’arrive pas à y croire. Je me dis que la vie va pas me faire encore une saloperie et qu’on va avoir notre chance.

En sortant de cet hôpital, j’ai regardé le panneau « maternité, chambres … à … » et j’ai pensé – et dit – « peut-être un jour je serai là ». Puis, « comme j’aimerais être là ». MPM a souri tendrement. J’ai eu un pincement, là dans le ventre... L’air respirait les naissances, la vie, j’avais envie de me retrouver très vite ici dans un autre état…

Enfin, concernant les risques, contrairement à gyné D, il ne nous a pas accablé. En revanche, il nous a expliqué que des études récentes datant d’un an ou deux, montrait clairement des risques augmentés sur les femmes de plus de 42 ans en faisant une fiv do.

Ils ont comparé, sur notre tranche d’âge, grossesses naturelles, grossesses fiv et grossesses fiv do. Tous les risques augmentent. Ils l’expliquent par l’arrivée d’un corps étranger (il ne le dit pas comme ça mais j’ai oublié ses mots). Il y a une forme de rejet, d’incompatibilité. Mais ça n’est pas insurmontable.

Comme les risques de prématurés sont vraiment plus importants, il a insisté sur le fait qu’il fallait éviter absolument la gemellité. En gros, exiger le transfert d’un embryon, même si les cliniques nous poussent à deux.

Dans mon cas, si fiv do il y avait et si grossesse il y avait, je serais sûrement suivie à Cochin (préférable car plus proche) ou Béclère. Enfin dans une clinique de niveau 3. Je serais aussi sûrement sous aspirine puis anti-coagulants, mais ça j’en suis déjà consciente…

Pour finir, nous avons glissé le spermo de mpm, qu’il a survolé (ce n’est pas son sujet) mais je l’ai quand même entendu murmurer : « oui, un double don sera peut-être préférable »… Tout est dit. Pour rebondir sur mon post précédent, c’est mpm qui a tenu à lui montrer son spermo, il avait vraiment besoin d’un avis. Ça le remue j’en suis sûre.

Enfin, nous avons (très vite) évoqué mon amie donneuse volontaire, il a dit que ce serait long quand même en France et qu’il valait mieux ne pas trop traîner…

 

Voilà les nouvelles toutes chaudes, vite écrites, en vrac, sans recul, le nez dans le guidon du travail, la fatigue en prime. Ce soir, je n’aurai pas l’occassion de revivre ce rendez-vous en moi-même, ni d’en parler avec mon homme (toujours du monde à la maison), mais j’avais envie de l’écrire très vite, tant que c’est chaud. Et du coup, je vous en fais profiter…

To be continued (le 12 mars…)

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 07:48

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Bon, la route ne fait que commencer, nous avons passé les différents péages (et ça douille les péages sur l'autoroute de la pma), nous avons nos tickets et arrivons à la première sortie :

RV aujourd'hui, avec notre premier Guide touristique de pma land... Nous embarquera-t-il ? A voir. 

 

Je dois avouer que ces derniers jours ont été si pris par le travail, des sorties, du monde à la maison (et ce n'est pas fini jusqu'à samedi) que je n'ai pas eu une minute à moi, je prends enfin quelques minutes, pour me poser, je pars travailler dans vingt minutes, et je réalise que voilà, nous y sommes, et je n'ai même pas pu en parler avec mpm plus que ça, je n'ai pas eu le temps de me consacrer à ce rendez-vous important. C'est peut-être mieux ainsi. Nous avons avec nous tous les examens, même le spermo (que je n'ai pas non plus eu le temsp de lire, mais pas terrible, dit l'homme).

Mais je voulais revenir, sur un fait étrange qui survient. A l'heure, où nous nous apprêtons à nous lancer dans une fiv Do en Espagne, mon homme pointe des signes d'espoir de grossesse naturelle. Il est persuadé que ça peut marcher... Déjà chez la psy, il l'avait évoqué à demi-mots, j'avais tiqué intérieurement puis oublié. 

Et c'est revenu, il y a quelques jours, je ne sais plus comment, puis hier, quand il m'a parlé de ses résultats. Malgré leur piteuse mobiliité, il croit en ses spermatozoïdes. J'ai l'impression que c'est sa virilité qui s'exprime. Peur de prendre un claque ? Qui sait. Pourtant, paradoxalement, il a eu une période de grand vide, j'ai mis du temps à comprendre qu''il m'évitait car il craignait que je tombe enceinte d'un enfant mal formé... C'était aussi après mon opération et c'était une période difficile pour nous deux.

Bref, je ne comprends pas tout ce qui se passe dans la tête de mon homme. Mais il s'en passe. 

 

Ce rendez-vous à Cochin qui est un rendez-vous pour estimer les risques pour moi, d'une fiv do, j'ai l'impression qu'il le prend comme un premier rendez-vous qui va dire si nous pouvons ou pas avoir nos chances naturellement. J'ai peur qu'il la prenne sa claque... 

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 22:07

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Dans un peu plus d'une semaine, en guise de cadeau d'anniversaire, nous saurons si nous avons ou non notre laisser-passer pour la pma, notre carte d'embarquement pour l'Espagne. Ô, ce ne sera qu'une première étape, mais chaque étape compte. A ce jour, tous les examens demandés par gyné D ont été faits. Rien je pense n'est rédhibitoire. Prise de sans sang ce matin. Je suis incapable d'en lire les résultats, et ne cherche pas à savoir. Oui, je suis loin de toutes celles qui m'épatent à en savoir plus loin au fil des années que tous les gynés réunis, ou presque. Oui, je sais, c'est stupide sûrement de ma part, de ne pas prendre plus les choses en main, de ne pas exiger ceci ou cela, je crois que j'en suis incapable tout simplement.

 

J'ai réalisé l'autre jour en marchant dans la rue, que je n'était pas une combative, pas une acharnée, pas une rebelle, pas une guerrière. Je serais du genre à me laisser écraser gentiment, parce que ma paix, ma tranquillité n'ont pas de prix. Parce qu'il est certaines choses qui comptent pour certains et n'ont pas d'importance pour moi. On pourrait donc dire de moi que je suis une faible, une lâche, c'est ainsi je pense qu'on qualifie les gens qui ne se battent pas. Mais je ne vois pas la vie comme un combat de tous les instants, et pourtant, c'est ce qu'elle est, à bien des égards, j'en suis consciente. Mais je me voile la face néanmoins, je m'y refuse, je me réfugie dans ma bulle autant que je le peux, car c'est là que je respire, que je suis bien. Vivre avec un combatif, un homme pour qui le combat est chose naturelle est à la fois une bonne chose, mais épuisante. Il faut que parfois je "m'extraie" de mon homme, que je m'échappe sans qu'il le sache vraiment pour me protéger. Car, la lutte m'épuise. Pourtant, je sais combattre à ma façon, je pense que j'en suis capable, mais seulement pour ce qui est vital à mes yeux. Ce qui a un sens.

 

Et mon combat pour être mère ? Ce n'est pas un combat. C'est un chemin, c'est un désir, un rêve profond, une nécessité physique, une soif de vie, d'avenir, un chemin long, un espoir ancré au plus profond. Pas un combat. Je sais que je ne vais pas me battre, je ne vais pas hurler, je ne veux pas hurler. Je veux juste avancer, espérer, persévérer. La perséverance est peut-être ma forme de combat ? 

 

Je trouve la vie très rude, pas pour moi, je suis une privilégiée, mais en général. Rude, pas seulement parce que le chômage sévit, parce que les moyens diminuent, mais rude sur un plan plus large, et qui est peut-être aussi plus propre à la vie parisienne : la solitude des personnes âgées, la violence verbale, le manque de respect, de politesse... Tout ça me met profondément mal à l'aise Sans compter que nous vivons dans l'urgence, nous devons réussir, nous devons nous dépasser, voire dépasser l'autre, nous devons être parfaits, nous devons avoir, mais nous devons aussi être, bref, nous DEVONS. Les IL FAUT et NOUS DEVONS, me hérissent, je les ai moi-même beaucoup trop pratiqués et ce sont des prisons dans lesquelles nous nous enfermons sans jamais y prendre garde.

 

J'ai longtemps cru qu'être mère était la panacée. Que ma vie réussie passerait par une vie de famille accomplie. Pour avoir manqué de tels repères, avec une enfance un peu particulière, je peux comprendre que telles étaient mes aspirations. Je reste indulgente et compréhensive à l'égard de celles qui y croyait dur comme fer. Aujourd'hui, je prends conscience qu'il n'existe aucun modèle de réussite sociale ou familial, il n'y a pas de réussite qui dure ni de malheur à jamais. Je commence à réussir ma vie, quand je commence à croire en moi, quand je sens cette paix intérieure qui m'habite, que je pense à cet enfant qui peut être un jour et songe avec crainte et plaisir à tous ce que siginifierait cette vie dans notre vie.

 

Mes journées en ce moment sont très accaparantes, un gros gros travail à finir pour le 1er mars, je m'y plonge avec concentration, cela m'épuise, mais je le fais. J'ai moins de temps pour les blogs des copines, pour mes amis, ma famille, mon mari (avec qui je suis odieuse, cela dit en passant, allez savoir pourquoi), j'ai donc aussi moins de temps pour moi et pour réfléchir. Ce soir, un commentaire de Marie m'a donné envie de publier quelques lignes, je voulais rebondir sur l'un de ses propos, mais j'ai oublié lequel... Je pensais écrire un cours post, mais je suis allée ailleurs, là où les mots et les pensées m'ont menée. 

Tout cela semblera bien décousé, mais je ne saurais être que moi-même ici-bas. Alors, en attendant mes bientôt 44 ans, notre rendez-vous à Cochin le 27, et bien, la vie continue.

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 09:58

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J'ai eu soudain l'envie de changer l'aspect de ce blog, plus sobre, neutre, et surtout de lui donner une image, l'image d'un enfant. J'ai choisi ce Portrait de la princesse Marie Franziska von Liechtenstein, à l'âge de deux ans, une œuvre de Friedrich Von Amerling (XIXe siècle). Ce portrait que j'ai déjà publié, m'a toujours émue, idéal de paix, de pureté, de confiance, d'abandon... Et cette lumière qui la baigne a pour moi des signes divins. Ce portrait me fait rêver, je peux le regarder des heures sans me lasser, il me (re)conforte. Et pour poursuivre le chemin de la pma - le rêve de notre petit trésor -, j'ai besoin, envie, de sortir de la pma pure : examens, résultats, protocoles, etc. Besoin de nous imaginer parents. Est-ce l'effet psy de vendredi ? Il se peut en effet. Car, j'ai relevé que mpm, qui était là pour cette séance, a, depuis, sorti quelques phrases nouvelles, du genre : "ah, là là, quel père terrible il va avoir notre enfant, je suis nul hein" (en réponse à une critique de ma part...).

 

Je suis peut-être naïve, ou terriblement trop optimiste, mais j'y crois dur comme fer. Je crois à notre chance, je crois que nous pouvons être parents, je ne peux pas dire que "je crois que nous le serons", ça non, mais je crois que c'est possible, et ce n'est pas que je "veux" croire, je crois tout simplement. Je souhaite que la roue tourne, que la vie nous accorde une lumière, après trois années difficiles dans le travail, la santé, mais je n'attends pas qu'elle nous soit offerte sur un plateau d'argent, je sais que notre chance, c'est à nous de la façonner. Rien n'est offert, rien n'est donné, rien n'est à gagner. Nous nous aimons profondément, notre couple est solide, nous avons confiance, nous avons de l'espoir, tout est possible. Notre optimiste va nous porter, oui, j'y crois !

 

C'est ce qui est ressorti de notre 1er rendez-vous (et unique pour le moment) avec la psy conseillée par gyné D. Elle n'a pu que constater que tout allait bien entre nous, que nous n'avions pas de questions, d'appréhension, de craintes, de problèmes avec la pma, le don, la parentalité. Eest-ce normal que tout soit si parfait ? Si lisse ? Je n'en sais rien, mais ça l'est pour le moment. Si un jour, des questions se soulèvent, si le vent tourne, nous aviserons, mais pourquoi chercher des noises là où nous n'en avons pas pour le moment ? Nous avons eu suffisamment à vivre ces derniers temps, n'allons pas plus loin. Tout va toujours bien.

 

Mon besoin aujourd'hui, est de remettre l'enfant, le bébé, au cœur de mon existence, de lui donner une image, de le représenter. Car ces dernières semaines, j'étais surtout focalisée sur l'idée que je voulais tenter cette fiv do, aller au bout, ne rien regretter, mais ces raisons sont de mauvaises raisons, ou tout du moins, pas suffisantes. Ce qui devait me porter, et commence enfin à me porter, c'est ce petit trésor oublié. J'ai oublié de rêver de lui, je ne me suis pas accordé ce droit comme je l'ai fait par le passé lorsque j'imaginais son petit corps contre mon corps. Quel bonheur ce doit être. Je veux connaître ce bonheur. Sortir de ma vie, donner la vie, que sa vie devienne toute ma vie. Que nous nous promenions à trois, main dans la main, que notre projet soit son avenir.

 

Je sais le chemin long, peut-être sans issue, mais il ne m'effraie pas, le chemin est là et espoir il y a. Je sais que la grossesse m'effraie, les risques - oui, ces fameux risques - me font peur, la vie est si fragile. Mais on ne peut vivre sans risque. Le risque est là, à chaque heure, à chaque battement de cœur. Alors, même si le chemin est long, rugueux, je suis heureuse de le poursuivre, car il nous rapproche de notre petit trésor. 

 

Petit clin d'œil : mpm est en train de regarder des accouchements sur le net... 

 

 

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 18:47

 

Petit post court avant d'aller au théâtre (Le Père). 

Hier, je suis donc allée voir la cardio. Elle a passé un long moment à me couvrir de gel. Mais ça valait le coup : écho nickel, j'ai de belles artères et bon coeur  !!! donc 1 feu vert pour mon mister Cochin. 

J'ai apprécié cette cardio, bien au fait de la pma puisque c'est gyné qui m'y a envoyée, elle m'a parlé de ce qui allait m'attendre à Cochin, tous les risques et les avertissements qu'on va nous asséner... 

Sinon, j'attends mon j1 pour fixer mon écho. Rien aujourd'hui. 

Et puis un petit coucou à Lolo que j'ai pu rencontrer aujourd'hui, autour d'un déjeuner rapide. ça fait toujours plaisir de se voir en vrai !! 

Je suis hs par le travail, mais tout va bien ! 

En revanche, j'ai été soufflée avec les news pma que vous avez pu entendre aussi sur le don à l'étranger. Ahurissant ! J'en reste sans voix à vrai dire. C'est complètement dingue. La France m'emmerde parfois. Trop ringarde, trop à la ramasse. Quel vieux pays de croutons parfois. Faudrait qu'on se réveille un jour et qu'on regarde la vie autour !! Bon, je suis pas du genre à tenir ces propos sur un site public, mais franchement, ça m'a vraiment saoûlée et je suis en colère. Quelle hypocrisie. 

 

 

 

 

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 18:43

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Je suis allée sur mon autre blog hier soir, (re)voir mes petites bulles de lumière... Blog à tord délaissé ces dernières semaines. J'y suis retournée par un concours de circonstances, cela faisait une éternité que je n'y avais rien posté, j'en avais oublié même le contenu. Je l'ai trouvé plutôt chouette à vrai dire (oui, je me fais un compliment, oui, c'est un exploit ;-) 

 

Je trouverai logique de continuer à le nourrir, mais je ne suis pas sûre d'en avoir toujours le temps ou l'envie. 
Créé pour relater les heure(uses) : tiens il y "heure" dans "heureux", ce blog est assez proche de celle que je suis aujourd'hui, celle qui est pleine de gratitude envers la vie. 

Mais les petites bulles de lumière, j'en fait vite le tour ces temps-ci. Non qu'il en manque à ma vie, mais d'autres sujets pmesques les font vite exploser. Elle s'évapore trop vite.
C'est que Janvier a marqué notre retour en Pma, mais janvier fut aussi un mois chargé de travail et j'avoue que mon esprit n'était pas à la légèreté même. Je pense que février sera du même acabit et que les vacances évoquées seront reportés. Mars peut-être ? Je n'ose plus rien énoncer. Mais je ne suis pas non plus dans l'attente de ces vacances comme je l'étais en décembre. Je sais que j'en ai besoin pour me reposer, me détendre, me divertir, mais je n'en ressens pas le besoin. 
Bon, mais où voulais-je en venir ? 
Ah oui, à l'actu pma et autres prochaines dates qui vont marquer mon et notre calendrier : 

FÉVRIER
5 : cardio (2e) pour l'aorte
A J2 : écho pelvienne (non encore fixée)
8 : psy pma en couple (1re)
12 : gastro (je n'en ai pas parlé, mais j'ai aussi des problèmes de l'autre côté, constipation, etc.
15 : nutritionniste (dernière) : j'ai atteint mon objectif - 7 kg.
25 : 44 ans (shit!)
27 : Cochin (1re) au service anté-natal pour avis pour ou contre le don...
MARS
1er : 62 ans mpm (re-shit)
12 : Gyné D (2e) : soit quasi deux mois après le 1er, et VERDICT ?
reste no s prises de sang, le cardio et les spermo de l'homme...
Autant dire, rien avant mi-avril j'imagine (le temps de réunir les derniers examens) 
Tout est long. Mais je ne me plains pas. Je sais trop bien les galères des copines : Fabi, Lolo, etc. et je sais très bien que tout peut être encore rallongé ou tout peut très vite s'arrêter. 

Alors je ne me projette sur rien, je continue la route avec les étapes sus-mentionnées. 
Ces étapes qui empêchent de penser vacances, qui empêchent de se détendre complètement et de faire des projets. La routine, vous savez ce que c'est. 
DONNEUSE 
Côté donneuse, j'en avais parlé, mon amie est revenue sur la question. Elle m'a même dit qu'en d'autres temps - et lieu- , elle aurait bien voulu être ma mère porteuse. Elle est à fond là-dedans, moi, moins. Je n'ai pas trouvé toutes les infos pour nos situations. Je n'ai pas cherché à fond. J'ai vu qu'en Belgique, quand la donneuse a passé 35 ans et la receveuse 40 ans, il n'y a plus que le don direct (si j'ai bien compris) mais je n'y tiens pas, alors qu'elle, elle est partante, trouve ça mieux même, de savoir d'où vient l'enfant. Mais c'est de notre famille qu'il est question. Je n'ai pas voulu la blesser en expliquant les risques. 
En France, l'âge limite est de 37 ans pour la donneuse et pour la receveuse, je n'ai pas trouvé d'âge mais seulement la mention vague : "être en âge de procréer"... Me voilà bien avancée. 
Si quelqu'un a des infos ou des liens pour creuser la question, je veux bien, mais contrairement à mpm et à mon amie, je ne tiens pas tant que ça à ce don. Je ne me sens pas prête, ça vient trop tard, je me sens prise par le temps et je ne veux rien retarder. Je n'ai pas confiance en France. Et tout ça me rend un peu mal à l'aise. 
un sujet à aborder avec la psy peut-être, si on a le temps... 

 

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 13:52

 

 

J'ai besoin d'écrire quelques mots sur le livre que j'ai commencé et terminé  dans le train :

Petit traité de l'abandon d'Alexandre Jollien.

J''y ai lu une foule de phrases qui expriment ce que j'ai pu ressentir et ressens encore, celle que j'étais, celle que je suis encore, celle que je suis parfois, celle qu'il me semble devenir...

 

Car, comme il le dit et le répète, avec une formule énigmatique que je vous invite à découvrir, je ne suis pas une mais plusieurs, je suis moi. Le moi d'aujourd'hui, d'ici et maintenant, celui d'hier, des années passées et bientôt celui à venir. Et celui d'aujourd'hui va plutôt bien !

 

Avec ce livre Alexandre Jollien met le doigt sur un tas de choses qui devraient nous rendre la vie plus simple. J'aime d'ailleurs son chapitre sur la simplicité. Et de fait, je m'aperçois que j'en mets certaines en pratique, inconsciemment (ou sciemment, mais sans l'avoir lu auparavant) et je ne me dis pas, "c'est la bonne chose à faire, je suis sur une bonne voie, ni c'est LA voie, celle qu'il faut emprunter", je me dis juste que ma façon d'être et d'appréhender les événements, en ce moment, est une façon qui me convient, car je me sens plus en paix avec moi-même. Bien sûr, je ne suis pas tous les jours sereine, loin de là, et j'ai passé par exemple un we pourri avec des disputes conjugales. Mais dans le fond, il y a en moi comme une base stable et solide qui semble s'installer. Elle ne durera peut-être pas et je n'en fais pas cas ; mais pour l'heure, elle est là, et avec elle, les mauvais moments glissent. Je ne les rejette pas, je ne les retiens pas, ils glissent. Les bons aussi d'ailleurs. Ils sont là un moment, et ils disparaissent, quand ils sont là, j'en suis heureuse, quand ils sont partis, je me dis qu'il y en aura d'autres... Je n'ai pas non plus l'impression d'avoir forgé une carapace. Mais je crois qu'après l'iopération, après avoir compris, que ce n'était pas un petit truc anodin que de se faire ouvrir la tête, j'ai aussi réalisé que j'étais là, présente, en vie, à ce moment M. Je ne pensais pas à la chance que j'avais de m'en être sortie - bien que c'en fût une certainement - mais à la conscience que j'avais de l'ici et maintenant. J'étais bien désormais, tout allait bien dans la globalité de mon existence. J'ai savouré les menu quotidien, en pleine conscience. Or, par le passé, j'ai toujours érigé en diktat de mon existence le fameux carpe diem, mais sans l'avoir jamais pratiqué. Voilà ce que j'ai réalisé. Réalisé que j'étais vraiment là où j'étais et que ça me procurait une joie immense.. Consciente aussi, sans être amère ou angoissée, que je ne serai jamais tout le temps bien ni tout le temps mal parce que la vie, c'est ça, une suite de bien et de mal. A chacun de les vivre comme il peut. Pour ma part, j'arrive à juste accueillir, laisser venir et repartir. Et je me sens à ma place dans ma vie. 

 

Oh, qu'on ne se méprenne pas. Lors d'un prochain post, chacune pourra voir que ces belles paroles n'ont qu'un temps. Pourtant, je ne peux m'empêcher de croire que je suis aussi désormais cette femme qui accueille la vie comme elle se présente, reconnaissante.

(oh c'est drôle, en cherchant la couverture du livre pour vous la mettre ic, je vois que le sous-titre du livre c'est "pensées pour accueillir la vie", les derniers mots de mon article, marrant !)

 

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Dans un prochain post, quelques phrases d'Alexandre Jollien. 

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Serons-Nous Un Jour Parents ?

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Notre chemin

Après un heureux mariage en 2008, et des essais sans effets, nous n'eumes pas de nombreux enfants...

2010 : direction FIV1 en mai, puis FIV2 en sept avec un beau + mais FC à 8SA...

2011 : Rebelote avec FIV3 en janv puis TEC1 en mai. Toujours sans effets... 

2011 : fin des FIV,  projet fivDO abandonné avec opération d'un méningiome (tumeur bénigne au cerveau)

2012 : Pause et récupération

2013 : à 44 ans, retour en PMA : direction FIV DO en République Tchèque fin septembre  

À suivre : le collectif B-AMP

Un collectif et un blog pour les personnes concernées par l'infertilité, pour que l'aide médicale à la procréation évolue, pour s'informer, échanger, se rencontrer et faire évoluer les choses. B-AMP comme Blog et AMP https://collectifbamp.wordpress.com/